Maroc : une ministre évincée deux jours après sa prise de fonction sur fond d’une ancienne affaire judiciaire

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Dans un rebondissement rarement vu au royaume chérifien, le Cabinet royal a annoncé le 18 octobre que le roi Mohammed VI avait accepté une demande de la cheffe du gouvernement Fatima Zahra El Mansouri visant à mettre un terme aux fonctions de la nouvelle ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification Madiha Khayr, deux jours seulement après sa nomination.Un communiqué du Cabinet royal a fait savoir que le roi « a bien voulu accepter » la demande de la cheffe du gouvernement « en vue de mettre fin aux fonctions de Madame Madiha Khayr » dans une décision conforme « aux dispositions de l’article 47 de la Constitution » régissant la nomination des membres du gouvernement et la fin de leurs fonctions. Le communiqué ne donne cependant pas plus de détails sur cette décision.Une polémique née sur les réseaux sociauxÀ peine la ministre nommée, un document présenté comme un certificat médical datant de 2004 a circulé sur les réseaux sociaux. Une source au sein du Parti de l’Istiqlal a appelé à la prudence, mettant en doute l’authenticité du document et affirmant que « même s’il était authentique, il remonterait à 2004, soit il y a 22 ans », selon ce qu’a rapporté le média local Anfas Press.Un article de presse publié en août 2004 a également été relayé en ligne. Il relatait une affaire judiciaire pour faux, usage de faux, escroquerie et usurpation de fonction visant une femme prénommée Madiha, soupçonnée à l’époque d’avoir utilisé l’identité d’une médecin pour émettre 19 chèques sans provision qui auraient servi à l’achat de bijoux. Aucune source officielle n’établit qu’il s’agit de la ministre et l’issue de l’affaire est inconnue.Pour rappel, Madiha Khayr a été réélue députée de Béni Mellal lors des législatives du 23 septembre, puis a été désignée le 8 octobre à la présidence du groupe parlementaire du Parti de l’Istiqlal, quelques jours seulement avant sa nomination au gouvernement.