Économie : quand les pillages fragilisent toujours plus la position de la France sur les marchés financiers

Wait 5 sec.

Alors que l’agitation entourant la dette souveraine française s’était légèrement apaisée la semaine dernière, après avoir atteint des niveaux de rendement jamais observés depuis 2002, la défiance des investisseurs vis-à-vis de l’Hexagone – au sortir d’un week-end marqué par des scènes de violence inouïe dont les images ont fait le tour du monde – semble de mise.Sur le marché boursier, ce 19 octobre, le CAC 40 cédait à l'ouverture 1,28 %, près du double des prévisions (0,66 %). Même tendance du côté de Francfort où, censé reculer de 0,33 %, le DAX recule à l’heure où nous écrivons ces lignes de 1,02 %. À Londres le FTSE 100 a abandonné 0,80 % – au lieu de 0,27 % – avant de se ressaisir. Quant à l’Euro Stoxx 50, censé céder 0,40 %, il s’est contracté de 0,91 %. Sur le marché obligataire, après avoir reculé en fin de semaine, le rendement des obligations d'État françaises (OAT) sur cinq, dix et trente ans sont repartis à la hausse.Le 17 octobre, la journée de mobilisation nationale contre la vie chère a dégénéré, avec le pillage de nombreux commerces dans des centres-villes comme ceux de Paris, Marseille ou encore Lyon, par des jeunes de banlieue. Des violences qui se sont réitérées le lendemain, en fin de journée, même durant l’allocution télévisée du président français.De l’autre côté des Alpes, des villes du nord de l’Italie, comme Bologne et Turin ont été le théâtre de scènes similaires, avec des hordes de jeunes s’attaquant à des commerces et les pillant, également en marge de manifestations contre la hausse du coût de la vie.Sur les marchés financiers, tous ne devraient pas connaître le marasme européen. En Asie, où l’économie chinoise a accéléré à un rythme supérieur aux attentes au troisième trimestre, le Shanghai composite a légèrement progressé ainsi que le TOPIX japonais.Du côté américain, les inquiétudes tournent davantage autour de l'endettement des entreprises du secteur de l'IA, les indicateurs new-yorkais ayant clôturé la semaine en nette baisse. L’attention des investisseurs va également se porter sur des signes d’amélioration de l’approvisionnement en pétrole, avec l’annonce par Donald Trump de la levée de sanctions et de droits de douane visant le carburant russe.