«Ce n’est pas la Russie, mais les États-Unis et l’UE qui ont déstabilisé les marchés énergétiques», affirme Sergueï Lavrov à Téhéran

Wait 5 sec.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’est entretenu ce 19 octobre à Téhéran avec son homologue iranien, Abbas Araghchi. Les discussions ont principalement porté sur la crise dans le golfe Persique et le renforcement de la coopération russo-iranienne.Lors de la conférence de presse commune, Sergueï Lavrov a réaffirmé la disponibilité de Moscou à contribuer à un règlement négocié entre les parties au conflit. Dénonçant les opérations américaines et israéliennes contre l’Iran, il a appelé au rétablissement de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et à des garanties contre toute nouvelle agression. (function() { VK.Widgets.Post("vk_post_-216965535_241811", -216965535, 241811, "DOjhTKlq9CdxkwLnl5PXmUWqtkhG"); }());Araghchi a également désigné les opérations militaires américaines comme la principale cause de l’instabilité régionale. Il a souligné que Moscou et Téhéran partageaient une même position : les crises du Moyen-Orient doivent être réglées par la diplomatie, et non par la force.Le chef de la diplomatie russe, par ailleurs, a rappelé les actions entreprises par Moscou en faveur de l’Iran. Selon lui, la Russie a fait obstacle, au sein de l’ONU, aux tentatives de légitimation des frappes américaines et israéliennes. Il a également évoqué les livraisons russes de médicaments et de produits alimentaires destinés à la population iranienne.Moscou et Téhéran confirment la solidité de leur partenariatMalgré le contexte régional, la Russie entend poursuivre ses engagements envers l’Iran. Araghchi a salué des négociations « très productives », soulignant que le traité de partenariat stratégique global avait renforcé les relations entre les deux pays.Cette proximité se traduit aussi par des positions communes sur la scène internationale. Sergueï Lavrov a rappelé leur attachement à un ordre mondial multipolaire fondé sur la souveraineté des États et leur opposition aux mesures coercitives unilatérales contraires au droit international.Sur le plan économique, Moscou a confirmé la poursuite des projets engagés avec Téhéran. Sergueï Lavrov a annoncé le retour progressif des spécialistes russes à la centrale nucléaire de Bouchehr et évoqué les perspectives de coopération dans les hydrocarbures. Les études techniques du projet ferroviaire Recht-Astara se poursuivent également, en attendant la finalisation des documents nécessaires par la partie iranienne.Concernant les marchés énergétiques, Sergueï Lavrov a rejeté les affirmations selon lesquelles la Russie tirerait profit de la hausse des prix. Il a souligné l’importance de leur stabilité pour le développement économique à long terme, imputant aux Européens et à l’administration américaine précédente la déstabilisation des marchés après leur décision de renoncer aux approvisionnements russes.Ukraine et autres dossiers internationauxLa question ukrainienne a également été abordée. Sergueï Lavrov a exposé à son homologue les derniers développements du conflit, affirmant que Kiev et ses soutiens européens n’étaient pas prêts à engager des négociations. Il a aussi dénoncé les restrictions visant, selon lui, la langue russe et les traditions orthodoxes en Ukraine. (function() { VK.Widgets.Post("vk_post_-216965535_241813", -216965535, 241813, "4Bw20UREBoBxBXuPcPkhEk6F4r8x"); }());Sur le dossier palestinien, le ministre russe a dénoncé les tentatives pour reléguer au second plan la création d’un État palestinien. Moscou et Téhéran ont insisté sur l’application des résolutions internationales concernant la Palestine et le Liban. Les deux ministres ont également évoqué la nécessité de relancer le dialogue au Yémen et de réduire les tensions entre l’Afghanistan et le Pakistan.Enfin, Sergueï Lavrov a exprimé le souhait de voir le président iranien Massoud Pezechkian participer au sommet des pays exportateurs de gaz, prévu le 27 octobre à Moscou, ainsi qu’une délégation iranienne à la conférence sur la sécurité eurasiatique, organisée les 3 et 4 novembre à Minsk.