Ukraine : Alice Weidel se prononce contre le financement d’une guerre «déjà perdue»

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« La prolongation du conflit et les mesures prises actuellement par le gouvernement allemand font peser un risque énorme sur notre pays », a notamment déclaré Alice Weidel lors d’une interview accordée à The Economist et publiée le 15 octobre.La codirigeante d’Alternative pour l’Allemagne (AfD), parti arrivé en tête lors de plusieurs scrutins régionaux récents, était interrogée par la rédactrice en chef de l’hebdomadaire britannique sur la question de savoir s’il serait « approprié pour l’Allemagne et les autres pays occidentaux de soutenir un pays démocratique qui tente de se défendre contre cette agression directe ».« Nous pensons que c’est une erreur de poursuivre le financement d’une guerre déjà perdue », a maintenu Alice Weidel. « Malheureusement, l’Ukraine est trop petite », a-t-elle poursuivi, avant d’insister : « Elle ne peut pas vaincre la Russie. C’est impossible. »« Cette guerre ne correspond pas à nos intérêts et elle est très dangereuse pour notre sécurité nationale », a ajouté la députée allemande, non sans rappeler les sommes versées à Kiev par son pays, pourtant lourdement endetté, ou encore l’envolée des prix du diesel, conséquence des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes.« L’Allemagne d’abord ! »« Oui, je fais passer les intérêts de mon pays avant tout. C’est l’Allemagne d’abord ! Et cette guerre n’est pas dans notre intérêt », a-t-elle maintenu face à Zanny Minton Beddoes, qui la relançait sur ce qu’elle entendait par là.« Pour parvenir à la paix en Ukraine, il faut tenir compte non seulement des intérêts de l’Ukraine en matière de sécurité, mais aussi de ceux de la Russie. Voilà ce qui s’est produit et c’est en cela que réside l’erreur majeure commise au cours des 20 dernières années : ignorer les préoccupations de la Russie en matière de sécurité », a défendu Weidel.En France, la cheffe de file des députés du Rassemblement national et candidate à l’élection présidentielle Marine Le Pen, également donnée en tête dans plusieurs sondages, a évoqué à plusieurs reprises l’arrêt de l’aide financière à l’Ukraine en cas d’accession au pouvoir, tout en assurant qu’elle maintiendrait l’aide militaire.