Le « non » l’a emporté à 54,8 %, selon les chiffres définitifs relayés par la RTS, lors du référendum : « Pas de Suisse à 10 millions ! » ce 14 juin. « Cette initiative a montré que les fake news ne l’ont pas emporté. La démocratie a gagné », s’est félicité le socialiste et conseiller fédéral Beat Jans, cité par les médias helvètes et d’estimer que les Suisses avaient envoyé « un signe pour la stabilité, d’ouverture et de fiabilité ».« La Suisse a perdu ! », a pour sa part déclaré le conseiller national, du canton de Zurich et vice-président de l'Union démocratique du centre (UDC) Thomas Matter, cité dans un communiqué du parti. « Aucun problème n’est résolu. Les vannes restent ouvertes. Les opposants veulent continuer à faire affluer chaque année en Suisse l’équivalent de la population d’une grande ville, menaçant ainsi la sécurité et la paix sociale dans notre pays », a-t-il ajouté.« 100 000 immigrants par an, c’est trop pour la Suisse »Selon l’UDC, « les problèmes liés à l’immigration vont s’aggraver », assurant que « 100 000 immigrants par an, c’est trop pour la Suisse » et fustigeant les « élites déconnectées » qui « se moquent bien des problèmes de la population ordinaire ». Celui-ci met notamment en avant la pénurie de logements, l’augmentation de la criminalité et de l’insécurité ou encore la saturation de services publics et les coûts croissants pour le système social. 🔴🇨🇭 Les Suisses disent « non » à l’initiative populaire anti-immigration « Pas de Suisse à 10 millions », vraisemblablement avec plus de 55 % des voix. Résultat encore à confirmer.Un score néanmoins honorable pour l’UDC, à l'initiative de cette proposition de réduction… pic.twitter.com/lo32z3QMXI— Paul Cébille (@Ellibec) June 14, 2026Malgré ce rejet, le parti conservateur estime que le « résultat serré » d’aujourd’hui constitue une « gifle » pour les dirigeants de la confédération qui « malgré leur campagne de peur qui a coûté des millions, ont obtenu un résultat honteux ».Si le « oui » l'avait emporté, Berne aurait été contraint d'adopter des « mesures correctives » dès lors que la population résidente permanente aurait atteint les 9,5 millions d’habitants. En l’occurrence des restrictions en matière d’asile, des limitations au regroupement familial ainsi qu’un durcissement des conditions d’entrée. Au-delà de dix millions, avant 2050, les autorités helvétiques auraient alors été contraintes de renégocier voire de dénoncer l’accord de libre circulation des personnes conclu avec l’Union européenne.