«Il a toujours appelé à la non-violence et au pacifisme» : France Télévisions recadrée par l’Arcom après un éloge de Raphaël Arnault

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Au lendemain de la mise en demeure adressée à Radio France par l'Arcom, le député Rassemblement national et ancien journaliste Philippe Ballard a annoncé sur X que le gendarme de l'audiovisuel avait « rappelé à ses obligations » France Télévisions. En cause : les propos tenus le 15 février sur le plateau de France 3 par Elsa Faucillon.Cette députée communiste avait, au lendemain de la mort de Quentin Deranque, militant identitaire de 23 ans battu à mort en marge d’une conférence de l’eurodéputée La France insoumise (LFI) Rima Hassan à Sciences Po Lyon, pris la défense la défense de la Jeune Garde et de son cofondateur et ancien porte-parole Raphaël Arnault.« Pour bien connaître Raphaël Arnault et son combat antifasciste, il a toujours appelé à la non-violence et au pacifisme », avait déclaré Elsa Faucillon, ajoutant que « la Jeune Garde n’a pas de raison pour le moment d’être dissoute » et qu’« il y a besoin dans ce pays de militants antifascistes ». Elsa Faucillon est députée PCF de Colombes, Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne (92) :«Raphaël Arnault a toujours appelé à la non-violence»«La Jeune Garde ne doit pas être dissoute car nous avons besoin dans ce pays de militants anti-fascistes» pic.twitter.com/T4j8usrLOk— Destination Télé (@DestinationTele) February 15, 2026Une séquence qui, aux yeux de l’Arcom, a manqué aux exigences d’« honnêteté » et de « rigueur dans le traitement de l’information », ainsi qu'à celle de « maîtrise de l’antenne », pointant du doigt le présentateur qui n’a pas corrigé les propos de son invitée.En effet, Raphaël Arnault, lui-même élu député LFI dans le Vaucluse lors des législatives de l’été 2024, déjà connu pour avoir été fiché S (pour « sûreté de l’État ») par le renseignement intérieur, a été définitivement condamné en mars 2025 à quatre mois de prison avec sursis pour « violence volontaire en réunion » après l’agression d’un jeune homme de 18 ans par six individus dans une rue lyonnaise en avril 2021.Par ailleurs, l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault, Jacques-Élie Favrot, a été mis en examen pour « complicité par instigation » dans le meurtre de Quentin Deranque et placé en détention provisoire. Son avocat, maître Bertrand Sayn avait indiqué que son client admettait « sa présence sur les lieux » et « la commission de violences », réfutant toutefois être « l’auteur des coups qui ont provoqué le décès de Quentin Deranque » et qu’il aurait s’agit d’un « affrontement » et non d’un « guet-apens ».