Emmanuel Macron est revenu, le 18 juin, sur France 2, sur les critiques suscitées par ses déclarations dans l’affaire Lyhanna. Il a notamment justifié ses propos sur les « cris » et admis des dysfonctionnements tout en critiquant ses détracteurs tandis que la responsabilité des autorités françaises a été démontrée une nouvelle fois par un signalement américain.« Une polémique idiote »Interrogé sur la polémique née de sa formule « On ne répond pas à un crime par des cris », le chef de l’État a qualifié la controverse d’« idiote ». « Je parlais des forces politiques », a-t-il précisé. Il a insisté sur la nécessité d’une réponse « avec le calme et la méthode ».« On ne doit jamais s’habituer, on doit toujours s’indigner, mais cette indignation ne doit pas signifier l’impuissance, la vindicte », a déclaré Emmanuel Macron. « Si on veut que cette indignation soit féconde, il faut qu’elle se traduise par des gestes utiles ». LYHANNA - "Cette indignation ne doit pas signifier l'impuissance et elle ne doit pas signifier la vindicte. Il faut qu'elle se traduise par des gestes utiles." pic.twitter.com/xCMxQymipV— L'Événement (@LevenementFTV) June 18, 2026Le président a reconnu des failles dans le traitement judiciaire du suspect, Jérôme Barella, déjà visé par plusieurs plaintes pour violences sexuelles. « Il y a des choses qui n’ont pas été bien faites », a-t-il admis, tout en soulignant qu’« il faut continuer de rendre nos procédures plus efficaces ». Un travail d’inspection a été demandé.Sur le fond, Emmanuel Macron a défendu son action de longue date contre les violences sexuelles. « C’est une cause que je porte depuis des années, sur laquelle on a fait beaucoup de choses », a-t-il affirmé. « On a libéré la parole. Il y avait un continent caché ».Des voix critiques, souvent issues de l’opposition, ont continué d’évoquer un « dysfonctionnement global » de la justice, réclamant des réformes plus profondes alors que 65 % des Français disent ne plus avoir confiance dans l’appareil judiciaire.Le journaliste de Valeurs Actuelles Marc Eynaud rappelait par ailleurs dix jours plus tôt qu’Emmanuel Macron et son ministre de la Justice Gérald Darmanin avaient prévu de promouvoir la magistrate chargée de l’affaire qui a ignoré les plaintes de la victime. INFO VA Affaire Lyhanna :Les foudres politiques s’abattent sur la procureur d’Auch Clémence Meyer. Pourtant Gérald Darmanin et Emmanuel Macron devaient..la promouvoir !Elle a été inscrite il y a 4 jours au tableau d’avancement pour une promotion au nouveau 3eme grade… pic.twitter.com/OZsfsY0aD8— Marc Eynaud (@Eynaud_Marc) June 8, 2026Le chef de l’État a par ailleurs appelé à ne pas « jeter » policiers, gendarmes et magistrats, pourtant largement mis en cause, tout en insistant sur l’humanité due aux familles touchées. Il a réaffirmé que la lutte contre les violences faites aux enfants constituait une priorité, malgré les insuffisances constatées.