«La partie est finie» : au Royaume-Uni, Starmer à deux doigts de prendre la porte

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Keir Starmer est sur la sellette. « Dès lundi » 22 juin, le leader des travaillistes pourrait annoncer son départ du 10 Downing Street, selon The Telegraph, qui cite des membres de l’entourage du Premier ministre. Ce dernier aurait pris conscience que « la partie est finie », a ainsi confié un haut responsable gouvernemental au quotidien britannique.Selon un député travailliste, également cité par The Telegraph, Keir Starmer ne compterait plus qu’une poignée d'« amis et de membres de sa famille » comme soutien au sein du Parlement britannique. « Il ne reste plus personne. Littéralement, il ne reste que des gens, dont les proches travaillent au 10 Downing Street, ou des amis personnels de longue date de Keir », ont insisté ces sources auprès du quotidien.« Je crois qu'il considère désormais que c'est le choix le plus judicieux pour servir le pays et le parti », a justement concédé à The Observer un « ami » du Premier ministre, assurant toutefois que celui-ci « organiserait une sortie progressive et ordonnée, par devoir et par dignité ». « Il se heurte de plein fouet à la réalité : il ne bénéficie plus du soutien nécessaire », a abondé un haut responsable travailliste, également auprès de l'hebdomadaire.Starmer, un centriste impopulaire qui s'accroche au pouvoirSelon l’institut YouGov, 72 % des Britanniques ont une opinion défavorable de Keir Starmer, rejoignant dans l’abîme les dirigeants français Emmanuel Macron et allemand Friedrich Merz. Dans l’histoire moderne du Royaume-Uni il s’agit d’un record, qui plus est deux ans seulement après la victoire du Labour aux législatives. Une victoire électorale qui avait mis fin à 14 ans de règne des conservateurs.Depuis, les revers se sont enchaînés, l’un des derniers en date étant la défaite aux élections locales début mai. Keir Starmer avait alors déclaré « assumer la responsabilité » de cet échec, mais avait refusé de démissionner, afin selon lui de ne pas « plonger le pays dans le chaos ». Début juin, le ministre de la Défense, John Healey, avait présenté sa démission.Dans tous les esprits un même nom revient pour prendre la place de Keir Starmer : celui d’Andy Burnham, vainqueur d’une législative partielle près de Manchester le 18 juin. Selon The Telegraph, celui-ci bénéficierait du soutien de « près de 300 députés », largement de quoi mettre dehors l'actuel Premier ministre si celui-ci s’accrochait davantage à son siège.