Dans un entretien à la télévision nationale, accordé le 11 juin, le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, a annoncé que son pays disposait à l’heure actuelle de 44 blocs pétroliers, dont 35 sont ouverts aux investisseurs, en plus de quatre autres blocs en cours de réintégration dans le domaine public.Le ministre a également fait savoir que le Niger possédait 430 puits, ainsi qu'un important volume de données sismiques proposées aux opérateurs intéressés par des investissements dans le secteur pétrolier nigérien. Le gouvernement ambitionne ainsi de rendre le secteur extractif nigérien plus attractif avec des réserves confirmées d’environ 853 millions de barils, qui sont en cours d’exploitation, a indiqué le ministre.Stabiliser la production à 110 000 barils par jourSelon Hamadou Tini, le gouvernement nigérien ambitionne de stabiliser la production pétrolière du pays à 110 000 barils par jour sur l'ensemble des 112 gisements découverts, et ce, « afin de garantir à la fois des exportations de 90 000 barils par jour et l'approvisionnement du marché intérieur à hauteur de 20 000 barils par jour ».S’il est prématuré de communiquer des chiffres précis concernant les réserves des nouveaux projets d’extraction pétrolière, le ministre a tout de même avancé des estimations sur des ressources potentielles de 2,7 milliards de barils dans le bassin de Kafra et entre 6,8 et 6,9 milliards de barils dans le bassin occidental.Augmenter les capacités de stockage des produits pétroliers et gaziersLors de l’entretien, Hamadou Tini a fait part de la volonté du gouvernement de renforcer la sécurité énergétique du Niger en augmentant les capacités nationales de stockage des produits pétroliers et gaziers. Il a fait savoir, dans ce contexte, que le gouvernement avait signé des conventions avec des partenaires algériens pour construire de nouvelles sphères de stockage de gaz, notamment à Agadez.Les autorités nigériennes examinent aussi plusieurs manifestations d’intérêt de partenaires privés qui veulent investir dans le développement des infrastructures de stockage. Le ministre du Pétrole a précisé la position du gouvernement qui privilégie un modèle de partenariat dans lequel la Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP) conserverait une participation au capital des futurs dépôts.Le Niger et l’Algérie avaient signé un accord en mars dernier pour lancer l’exploitation du bloc de Kafra grâce à l’expertise de la compagnie pétrolière algérienne Sonatrach.