Donald Trump aurait envisagé, en privé, d’intégrer le Venezuela aux États-Unis. L’information figure dans Regime Change, un livre signé par Maggie Haberman et Jonathan Swan, deux journalistes du New York Times. Selon le média américain, dans un article publié le 18 juin 2026, le président américain aurait confié à plusieurs proches que le Venezuela pourrait devenir le 51e État américain et qu’il nommerait lui-même un gouverneur pour l’administrer.Ces propos s’inscrivent dans une série de déclarations de Donald Trump sur l’élargissement de l’influence américaine. Le New York Times rappelle qu’il aurait déjà exprimé son intérêt pour l’annexion du Canada et du Groenland, avant d’évoquer aussi le cas du Venezuela. Le dossier vénézuélien apparaît ainsi comme un nouvel exemple d’une politique américaine fondée sur le rapport de force et la recherche de contrôle sur des territoires jugés stratégiques.Le pétrole au cœur des convoitisesDans le cas du Venezuela, la question pétrolière occupe une place centrale. Le New York Times rappelle que le pays possédait du pétrole pour « 40 000 milliards de dollars ». « Le Venezuela peut devenir le 51e État des États-Unis, et je nommerai un gouverneur pour le diriger », aurait affirmé Trump, selon le quotidien.Cette phrase résume l’enjeu présenté par le journal : les ressources vénézuéliennes seraient considérées à Washington comme un atout stratégique majeur. Le New York Times souligne également que cette idée ne serait pas nouvelle. Le journal rappelle qu’en février, lors d’un dîner à Washington, Trump aurait déclaré : « Nous n’occuperons pas le Groenland. Nous l’achèterons. » Il aurait aussi ajouté vouloir faire du Canada le 51e État, du Groenland le 52e, et du Venezuela le 53e.Une logique de contrôle assuméeLe New York Times replace ces propos dans le cadre d’une présidence marquée par la volonté de remodeler rapidement les équilibres internationaux. Le journal note également que la réussite du raid au Venezuela en janvier 2026 et la capture de Nicolás Maduro auraient renforcé chez Trump l’idée qu’il pouvait agir rapidement et sans coût majeur apparent.Toujours selon le New York Times, Trump aurait ensuite affirmé à plusieurs reprises qu’il s’entendait bien avec Delcy Rodríguez, présidente par intérim, après un accord pétrolier avec le Venezuela.L’ensemble dessine une ligne claire : le Venezuela est présenté moins comme un partenaire que comme un territoire stratégique convoité par Washington. Dans ce dossier, la question pétrolière apparaît au cœur d’une logique américaine de domination et de contrôle.