Un « nouvel avertissement à Moscou » : telle est la manière dont The Telegraph a présenté l’interview du lieutenant-général Holger Neumann, commandant de la Luftwaffe, l’armée de l’air allemande, publiée ce 15 juin. « Si un conflit devait éclater – espérons-le jamais –, nous défendrions chaque pouce de notre territoire », a-t-il assuré auprès du média britannique, affirmant que ses forces seraient prêtes à « combattre dès ce soir ».« Je pense que c'est un message important, notamment pour le Grand Nord et nos alliés baltes», a déclaré cet officier aux portes de la soixantaine et qui – selon The Telegraph - « supervise une campagne de réarmement de l'armée de l'air allemande, dans le cadre du rêve de Friedrich Merz de construire « l'armée conventionnelle la plus puissante d'Europe ».« Nous interviendrons avec tous les moyens dont nous disposons en Allemagne, l’armée de l’air, mais aussi au sein de l’OTAN, pour défendre notre pays, nos valeurs, notre population et notre alliance », a-t-il encore assuré. Selon ce haut gradé, dans le collimateur du bloc militaire occidental figureraient la péninsule de Kola, dans le nord-ouest de la Russie, et – sans surprise - l’exclave de Kaliningrad et la mer Noire.« L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, ainsi que la Pologne, ont été confrontées ces derniers mois à une escalade de l’agression russe notamment par des attaques de drones, que les responsables occidentaux craignent de voir prélude à une incursion », peut-on lire dans ce média prétenduement sérieux.Depuis l’éclatement du conflit russo-ukrainien, les chancelleries occidentales qui ont pris fait et cause pour Kiev, fournissent aux forces du régime des drones, armes longues portées ainsi que les renseignements nécessaires aux frappes sur le sol russe, occasionnant quotidiennement des victimes civiles.