Dans un article qui fait polémique au Royaume-Uni, plusieurs médias et acteurs du secteur énergétique dénoncent un système où les contribuables britanniques paient pour exporter de l’électricité éolienne bon marché vers la France. British taxpayers will subsidise French energy bills under Keir Starmer’s EU deal https://t.co/y2A844XRQi— Mitch Xisintos (@MXisintos) June 17, 2026Pendant ce temps des centrales à gaz locales tournent pour équilibrer leur réseau.Un paradoxe coûteux lié à l’éolien offshoreLe mécanisme repose sur les Contracts for Difference (CfD), qui garantissent un prix fixe aux producteurs d’éolien. Lorsque le prix de marché est inférieur à ce tarif, la différence est compensée via les factures des consommateurs britanniques. Or, la majeure partie des parcs éoliens se situe en Écosse et dans le nord, loin des grands centres de consommation du sud de l’Angleterre.Lors des journées très venteuses, la production excédentaire ne peut pas toujours être acheminée vers le sud en raison de la saturation des lignes à haute tension. Le surplus est alors exporté via les interconnexions sous-marines vers la France, où il arrive à bas prix.Pendant ce temps, pour équilibrer le réseau britannique face à la demande, des centrales à gaz du sud-est sont mises en marche, générant un double coût pour les contribuables : subventions aux éoliennes + production gazière supplémentaire.Octopus Energy, principal fournisseur d’énergie du pays, estime que ce dysfonctionnement pourrait coûter jusqu’à 16 milliards de livres sterling entre 2030 et 2050, soit environ 770 millions par an en moyenne. Jack Pardoe, responsable des politiques publiques chez Octopus, a déclaré devant la Chambre des Lords : « Si j’étais au gouvernement et que la priorité était de réduire les factures, je prioriserais la réparation de notre propre toiture ».Sur X, l’opposition conservatrice et de nombreux internautes ont vivement réagi. Claire Coutinho, ministre de l’Énergie du cabinet fantôme, a tweeté : « Nous allons devoir payer des milliards aux parcs éoliens simplement pour qu'ils s'arrêtent, car notre système énergétique devient moins productif et beaucoup plus coûteux ». We are set to pay wind farms *billions* simply to turn off as our energy system becomes less productive and much, much more expensive. Whether it’s for living standards, AI, or for electrification, we need to…Make Electricity Cheap!Great new campaign from @lfg_uk🚀 pic.twitter.com/4vmjyp50Hl— Claire Coutinho (@ClaireCoutinho) June 14, 2026Le gouvernement Starmer défend son projet de renforcement de la coopération énergétique avec l’UE, arguant qu’il s’agit d’un « échange à double sens » permettant d’importer de l’électricité nucléaire française quand le vent faiblit.Mais les critiques, notamment issus des rangs conservateurs, craignent que l’intégration plus poussée au marché européen n’aggrave les exportations de surplus subventionné. Ce débat met en lumière les défis de la transition énergétique britannique : développement rapide des renouvelables sans renforcement suffisant du réseau. Les Français, eux, bénéficient ainsi parfois d’une électricité éolienne britannique bon marché même si les perspectives en la matière ne sont pas favorables selon EDF, tandis que les ménages du Royaume-Uni supportent le poids financier de ce système.