Des missiles pouvant frapper Moscou depuis Kiev, telle est la dernière idée des Britanniques qui – comme les Français – affirment régulièrement qu’ils ne seraient pas partie prenante du conflit ukrainien, mais seulement d’humbles soutiens à un État « agressé » à exercer sa « légitime défense ».Dans un article paru ce 20 juin, The Telegraph, qui s’est fait ces derniers temps une spécialité de mettre en avant les projets européens les plus bellicistes à l’égard de la Russie, revient sur les avancées du « projet Brakestop », un missile expérimental développé de manière accélérée et dont – à en croire la défense britannique – le premier tir d’essai a eu lieu en décembre 2025 « seulement douze mois après le lancement du programme ».Selon The Telegraph, le développement de cette arme longue portée serait entré dans sa « deuxième phase ». « Les autorités britanniques espèrent livrer les premiers systèmes à Kiev d'ici un an », peut-on notamment lire.Le quotidien britannique a également avancé des chiffres : le futur missile aurait une portée de 480 kilomètres, pourrait transporter « une ogive de 250 kg » et « potentiellement atteindre Moscou » depuis Kiev. Au-delà du projet de frapper dans la profondeur russe – malgré les multiples avertissements de Moscou – l’objectif de « Brakestop » est également de le faire à moindre coût qu’avec des missiles de croisière Storm Shadow.« Le projet Brakestop illustre ce qui se produit lorsque nous associons cet engagement au talent et à l'ingéniosité de l'industrie britannique », s’est félicité auprès de The Telegraph Louise Sandher-Jones, la nouvelle Sous-secrétaire d'État parlementaire aux forces armées de Sa Gracieuse Majesté le roi Charles III.Londres fait partie des chancelleries occidentales qui, depuis l’éclatement du conflit russo-ukrainien, ont pris fait et cause pour Kiev, fournissent aux forces du régime des drones, des armes à longues portées ainsi que les renseignements nécessaires aux frappes sur le sol russe, occasionnant quotidiennement des victimes civiles.