Trump à propos de Meloni au G7 : «Elle m'a supplié de prendre une photo avec elle»

Wait 5 sec.

Un nouveau scandale s'est invité dans les relations déjà passables entre Donald Trump et plusieurs dirigeants européens. Cette fois, la polémique touche Giorgia Meloni, longtemps présentée comme une alliée proche du président américain.En marge du sommet du G7 en France, des images avaient montré le dirigeant des États-Unis et la Première ministre italienne assis côte à côte sur un petit canapé, plongés dans une conversation apparemment soutenue. Toutefois, le président américain en a donné une lecture bien différente, laissant entendre qu'il n'avait fait que lui accorder une attention dont elle aurait été demandeuse.Lors d'un entretien téléphonique avec un journaliste de la chaîne italienne La7, Donald Trump a affirmé : « Elle est probablement heureuse que je lui aie parlé. Je n'avais pas besoin de lui parler ». Puis il est allé plus loin, dans une formule particulièrement humiliante pour la dirigeante italienne : « Elle m'a supplié de prendre une photo avec elle. Elle voulait tellement une photo avec moi. Je ne l'aurais pas accepté, mais j'avais de la peine pour elle ».La chef du gouvernement italien a accusé Donald Trump d'avoir fabriqué de toutes pièces cette version de leur rencontre, se disant « stupéfaite » par des déclarations qu'elle a qualifiées de « totalement inventées ». Dans le même temps, Giorgia Meloni a aussi reproché au président américain de se montrer bien plus déférent envers les adversaires de l'Occident qu'envers des alliés anciens et établis.Donald Trump avait déjà tancé Giorgia Meloni comme l'ensemble des dirigeants européens pour leur manque de volonté de l'aider « avec l'Iran et le détroit d'Ormuz ». La tension s'était encore accentuée lorsque la Première ministre italienne avait publiquement pris la défense du pape Léon XIV, jugeant inacceptables les propos tenus à son sujet par le président américain.Jusqu'alors, Giorgia Meloni s'était pourtant gardée de critiquer frontalement Donald Trump, qu'elle avait même proposé de présenter au prix Nobel de la paix. Au sein de l'Union européenne, elle était considérée comme l'une des responsables les plus proches du président américain, une proximité qui lui avait valu de nombreuses critiques.