Les fractures internes chez Les Écologistes risquent de mener à une explosion du mouvement, alors que la formation tente de définir sa stratégie pour 2027. Autour de Marine Tondelier, qui prépare une candidature autonome, la direction fait face à une contestation vive de plusieurs figures historiques, parmi lesquelles la députée Sandrine Rousseau.« Coup de force » contre « sabotage » : un parti profondément diviséUn conseil fédéral extraordinaire s’est tenu mardi 30 juin, permettant aux différentes sensibilités de s’exprimer sur fond d’accusations réciproques. La secrétaire nationale a lancé une consultation des militants du 1er au 6 juillet pour valider sa stratégie : une primaire de la gauche, ou, à défaut, une campagne autonome autour de sa candidature.Les dissidents de LFI, rassemblés dans le mouvement L’Après et accueillis par le groupe écologiste, appellent de leur côté à voter le 9 juillet en faveur d’une « primaire de la gauche et des écologistes ». Le 9 juillet, les militant·es socialistes voteront sur leur stratégie pour 2027 : "vous aurez un choix à faire (...) : soit vous tourner vers votre gauche, soit retourner à l’hollando-macronisme.""Opter pour la primaire de la gauche et des écologistes, c'est décider d'une… pic.twitter.com/HEoT6s0UZv— Clémentine Autain (@Clem_Autain) June 30, 2026C’est aussi ce à quoi pousse la direction des écologistes : « Les Écologistes réaffirment leur souhait de réaliser une primaire rassemblant la gauche et les Écologistes. Si cette solution devait ne pas aboutir, nous poursuivrons notre campagne pour la présidentielle 2027 autour de nos valeurs, nos idées, et de notre candidate Marine Tondelier », indique les instances du parti.Cette démarche est vivement contestée. Des opposants, dont Karima Delli et Florentin Letissier, ont obtenu ce conseil fédéral pour défendre une autre motion. Elle vise à organiser une consultation plus large à la rentrée, avec des options ouvertes vers LFI ou Raphaël Glucksmann.De son côté, la direction dénonce une « tentative désespérée de saboter » la candidature de Marine Tondelier qui peine à décoller en dépit d’annonces pour le moins originales.Une motion adoptée mi-juin permet d’exclure les adhérents qui soutiendraient un autre candidat, visant notamment Sandrine Rousseau et Yannick Jadot. Au micro de Sud Radio, Sandrine Rousseau a clairement tranché. Elle a appelé les militants « à ne pas voter pour que Marine Tondelier soit notre candidate » et à discuter avec Jean-Luc Mélenchon, jugé « le mieux placé à gauche » et d’ajouter « on arrête avec ce délire ! ». 🗣️Sandrine Rousseau : "J'appelle tous les militants écologistes à ne pas voter pour la candidature de @marinetondelier. On arrête avec ce délire !" #GrandMatin➡️Suivez le direct : https://t.co/QKa5Efuc2W☎️Réagissez au 0 826 300 300 pic.twitter.com/4nuzxYSdni— Sud Radio (@SudRadio) June 30, 2026Un soutien qui suit de 48 heures celui du NPA l’Anticapitaliste.Plusieurs députés écologistes seraient tentés par un rapprochement avec LFI. Yannick Jadot, lui, soutient plutôt Raphaël Glucksmann. Ces divisions reflètent un écart idéologique profond entre autonomie écologiste, radicalité insoumise et social-démocratie.À neuf mois du scrutin, le parti peine à trancher alors que le vote utile pourrait favoriser les candidats déjà visibles dans les sondages. Les Écologistes qui ont déposé une motion de censure contre le gouvernement sur la canicule, naviguent entre ambitions personnelles et impératif d’union à gauche.