Ghana : le bilan des inondations dans la capitale Accra s’alourdit à au moins 12 morts

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Les pluies torrentielles qui se sont abattues le 29 juin sur la capitale ghanéenne, Accra, ont plongé la ville sous les eaux, causant un bilan toujours provisoire d’au moins 12 morts, 500 personnes secourues et près de 39 000 déplacés, selon les chiffres du Service national des pompiers du Ghana (GNFS), ce 1er juillet. The recent floods in Ghana was a disaster, but not a natural one. The 140mm of rain that fell in a single day was a trigger, not a cause. The real culprit is a system that has been failing for decades, one of poor drainage, unplanned development, and governance that refuses to… pic.twitter.com/MeYCEDLAox— Musa Ronalds (@MusaaRonalds) July 1, 2026Face à l’ampleur de la situation, le président John Mahama a ordonné le déblocage immédiat de 300 millions de cédis (près de 29 millions de dollars) des fonds d'urgence pour financer les opérations de secours et les mesures de prévention des inondations. Sur ordre présidentiel, l'armée et la police ghanéennes ont également été appelées en renfort des équipes de secours, a indiqué la presse locale. Please, what exactly is causing this submerged crisis in Accra GHANA in this 2026?Accra is the Capital City, and if this is happening in the capital where development is on the high side, imagine their villages and others Sub Nationals....God have mercy! pic.twitter.com/iYEU8T8E1g— Taiwo_Ajakaye (@dmightyangel) July 1, 2026Un record de précipitation mensuelleAu lendemain, devant le Parlement, le ministre de l'Intérieur, Mohammed-Mubarak Muntaka, a déclaré que ce mois de juin a enregistré « 593,2 millimètres de précipitations », affirmant qu’il s’agit du « niveau le plus élevé jamais enregistré dans l'histoire de notre pays en un seul mois ». Citant les données de l'Agence météorologique du Ghana, il a indiqué que les précipitations enregistrées le 29 juin avaient atteint les « 169,2 millimètres », soit « le quatrième plus grand volume de pluie enregistré en une seule journée depuis 1995 ». Le ministre a d’ailleurs rappelé que le précédent record mensuel remontait à l’année 2002 avec 420,6 millimètres de précipitations, puis à l’année 2015 lorsque les services de météorologie avaient enregistré 380,3 millimètres. Mixed reactions as heavy floods submerge Ghanaian bus station, trapping buses and vehicles underwater pic.twitter.com/WMWLfQVQwa— Instablog9ja (@instablog9ja) June 30, 2026Causes des inondationsSelon le ministre de l’Intérieur ghanéen, les raisons d’un tel sinistre sont à chercher du côté des activités humaines, avec le déversement de déchets dans les systèmes de drainage et les constructions sur les cours d'eau, qui avaient obstrué l’évacuation des eaux de pluie et aggravé, par conséquent, l’impact des inondations. When you do this to yourselves, who do you blame for the floods? Attitudinal change is a must in Ghana. We need brainwashing schools more than anything else. pic.twitter.com/sdZ6SSszG4— Sammy KAY®️ (@ansuboahs) June 29, 2026Le Nouveau Parti patriotique, principal parti d’opposition, fait porter la responsabilité du sinistre au gouvernement qu’il accuse d’avoir manqué au lancement des projets d'atténuation promis depuis des années.Pour sa part, le ministre Mohammed-Mubarak Muntaka a estimé que, compte tenu de l’ampleur exceptionnelle des précipitations, des infrastructures correctement entretenues n’auraient probablement pas pu éviter la catastrophe.