Marine Le Pen au plus haut dans les sondages après l’annonce de sa candidature pour 2027

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L’annonce de la candidature de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2027, confirmée le 7 juillet au soir sur TF1 malgré sa condamnation en appel, propulse la leader du Rassemblement national vers des sommets inédits dans les sondages.Dès le lendemain de cette déclaration, les enquêtes d’opinion ont confirmé un bond spectaculaire. Selon l’Ifop pour LCI et Le Figaro, Marine Le Pen recueille 36 % des intentions de vote au premier tour. 🚨📈 Marine Le Pen n'a jamais été aussi haut dans les sondages à ce stade d'une campagne présidentielle.Elle est presque 10 points plus haut qu'il y a 5 ans.Les sondages de ce soir sont un choc : elle est donnée entre 34% et 36% selon les instituts et configurations.C'est… https://t.co/syNyZjzy4Bpic.twitter.com/qRfXeAw8P0— Marc Vanguard (@marc_vanguard) July 8, 2026Un score qui ne varierait pas, que le candidat du centre soit Édouard Philippe (19 %) ou Gabriel Attal (15 %). Jean-Luc Mélenchon est, lui, donné à 15 %, en progression et déjà en campagne.Au second tour, elle l’emporterait dans tous les scénarios : 54 % face à Édouard Philippe, 55 % face à Gabriel Attal et jusqu’à 70 % contre Jean-Luc Mélenchon. 👉Au second tour, Marine Le Pen l’emporterait dans chacune des hypothèses testées : elle devancerait Edouard Philippe (54% contre 46%), Gabriel Attal (55% contre 45%) et Jean-Luc Mélenchon (70% contre 30%). Ces projections de second tour doivent toutefois être interprétées avec… pic.twitter.com/NOkpmacWa8— Ifop Opinion (@IfopOpinion) July 8, 2026Un autre sondage Toluna Harris Interactive pour RTL et M6 la crédite de 34 à 36 % au premier tour, avec une progression nette. Ces scores effacent l’hypothèse d’un passage de témoin en faveur de Jordan Bardella et placent la triple candidate à un niveau jamais atteint à moins d’un an du scrutin.« La différenciation entre eux n’existe plus », analysait Frédéric Dabi, de l’Ifop, soulignant le « double effet » de l’annonce de candidature et de la clarification juridique auprès de son électorat. Marine Le Pen progresse notamment chez les jeunes, les chefs d’entreprise et une partie des électeurs LR ou zemmouristes.La gauche social-démocrate face à ses divisionsPendant ce temps, la gauche social-démocrate semble déjà hors course. Ce 9 juillet, les militants du Parti socialiste votent sur la méthode de désignation de leur candidat : primaire ouverte ou réservée aux adhérents. Ce scrutin interne, décisif pour Olivier Faure, risque d’enterrer un peu plus l’idée d’une primaire unitaire large à gauche, au profit d’un recentrage ou d’une alliance avec Raphaël Glucksmann et le centre gauche.Le Premier secrétaire du PS a affirmé, ce 9 juillet, que sa participation à la primaire de la gauche « ne serait pas illégitime », sans avoir pour autant tranché sur une éventuelle candidature. Il a par ailleurs égratigné l’ancien président socialiste : « François Hollande ne veut se soumettre à aucun vote », affichant publiquement une division interne déjà palpable depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Primaire de la gauche: "François Hollande ne veut se soumettre à aucun vote", déplore Olivier Faure pic.twitter.com/HTIEKAOId4— BFM (@BFMTV) July 9, 2026Divisé et affaibli, le PS peine à proposer une alternative crédible, laissant Jean-Luc Mélenchon occuper le terrain à gauche avec 15 à 16 % dans les sondages. Bruno Retailleau et les autres figures du centre droit restent relégués entre 7 et 10 %.À neuf mois du scrutin, Marine Le Pen impose son rythme. L’épée de Damoclès judiciaire plane toujours, et le RN, même donné haut, peut encore perdre des plumes durant la campagne. Mais la dynamique actuelle positionne la cheffe de file du RN comme la grande favorite du premier tour, quel que soit le candidat adverse.