Logement : les propositions de Marine Le Pen placent le thème au cœur de la campagne 2027

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La candidate du Rassemblement national a réussi à imposer le logement comme enjeu central de la présidentielle de 2027. En détaillant dimanche ses mesures, elle a déclenché une cascade de réactions politiques et associatives qui illustrent la polarisation du sujet. Priorité nationale et abrogation de la loi SRU au centre des critiques Marine Le Pen a promis de « donner la priorité d’accès au logement social aux Français » et de leur « réserver » les aides personnalisées au logement (APL). Elle souhaite aussi abroger la loi SRU, qui impose aux communes un quota de 20 à 25 % de HLM, expulser les « familles délinquantes » des logements sociaux et alléger les contraintes liées au diagnostic de performance énergétique. Comme nous croyons à la liberté des maires et que la loi dite SRU n’a manifestement pas fait ses preuves, cette loi sera purement et simplement abrogée.Il ne s’agit pas d’arrêter une politique sociale du logement, mais au contraire, grâce à la priorité nationale, de lui donner… pic.twitter.com/8GOiJvTWNU— Marine Le Pen (@MLP_officiel) September 13, 2026Ces propositions ont provoqué un tollé. Emmanuelle Cosse, ancienne cheffe de file des Ecologistes et désormais présidente de l’Union sociale pour l’habitat, les a qualifiées de « lubie xénophobe ». Une déclaration qui a été moquée par les soutien du RN qui ont rappelé l’usage des logements sociaux par plusieurs cadres de gauche à l’image des époux Corbière et Garrido.Le sénateur communiste de Paris Ian Brossat a lui estimé que « la priorité nationale sur le logement social, c’est raciste ». Oui, la priorité nationale sur le logement social, c’est raciste. Qu’est-ce qui justifie qu’un éboueur français puisse accéder à un logement social quand son collègue étranger qui fait le même travail est condamné à vivre dans sa voiture ? pic.twitter.com/PRE95FylJy— Ian Brossat (@IanBrossat) September 14, 2026Jean-Luc Mélenchon quant à lui a dénoncé un projet créant des « ghettos de riches ».Du côté macroniste, Prisca Thévenot a interrogé : « Une aide-soignante étrangère peut nous soigner, mais pas prétendre à un logement social ? ». Dans le camp présidentiel, le ministre Vincent Jeanbrun avait suggéré en novembre 2025 de « mettre fin au logement social à vie ».Éric Zemmour, via Reconquête, a critiqué la mesure sur sa droite en rappelant sur X que la « priorité nationale » n’équivaut pas à une exclusion totale des étrangers des aides et des HLM, que lui-même propose via la « préférence nationale ». ⚠️ Attention arnaque électorale. La priorité nationale, annoncée par le RN, n’est PAS la préférence nationale.Avec la « priorité nationale », les Français sont prioritaires, mais les étrangers toucheront quand même les mêmes allocations et obtiendront quand même des HLM.… pic.twitter.com/GhiDdqPFVq— RECONQUÊTE ! (@Reconquete_off) September 15, 2026Les officines HLM, structures historiquement tenues par la gauche avancent que les étrangers représentent 15 % des locataires du parc, et que la priorité nationale ne créera « pas un logement de plus ».