Plusieurs professions convergent ce 15 septembre pour faire entendre leurs revendications face à un exécutif confronté à un contexte budgétaire tendu. Des rassemblements À Paris et en régions marquent le coup d’envoi d’une série de contestations aux enjeux bien précis.Des revendications sectorielles qui s’accumulentLes salariés d’EDF et des industries électriques et gazières sont en grève pour défendre le « tarif agent », un avantage historique qui leur permet de payer l’électricité et le gaz à un prix très réduit, soit environ 2 % du tarif public.Cet acquis, non revu depuis les années 1950-1960, est remis en cause par un rapport de la Cour des comptes pointant un coût de plus de 700 millions d'euros pour le groupe en 2024 et une perte d'au moins 230 millions pour les finances publiques. L’intersyndicale (CGT, CFE-CGC, CFDT, FO) le qualifie de « totem non négociable ».Sur X, des réactions soulignent la tension : certains usagers et politiques comme le candidat à la présidentielle David Lisnard dénoncent un « privilège » tandis que les agents y voient une compensation essentielle. Existe-t-il un seul argument pour conserver ce privilège qui coûte ou moins 800 millions d’euros chaque année, que nous payons sur nos factures d’électricité ? Alors en outre que lesdites factures ne cessent d’augmenter ?Qu’est-ce qui justifie aussi ce manque à gagner de 250… https://t.co/eBjxwaWJ4a— David Lisnard (@davidlisnard) September 15, 2026Les policiers, à l'appel d'Alliance Police nationale, réclament une revalorisation de l'indemnité de sujétion spéciale de police (ISSP), inchangée depuis 2019. Un rassemblement est prévu à 11h30 sur les Champs-Élysées, après une rencontre jugée insuffisante avec le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.Le syndicat exige « entre 300 et 500 millions d'euros » supplémentaires et des réponses concrètes sur les salaires et les conditions de travail. À Paris, le cortège policier doit arriver devant l'Assemblée nationale où des députés ont prévu de les rejoindre, à l'image du député RN Jérôme Buisson. Reconnaissance, soutien, moyens , effectifs , salaires … parce que le compte n’y est pas , je serai présent à leur côtés . #PolicenationaledelAin#Ain@PoliceNationale@AmicalePN@alliancepolicepic.twitter.com/Y7RlRLFQsY— Jérôme Buisson (@jerome_buisson) September 15, 2026Dans l’enseignement supérieur et la recherche, une manifestation part de la place Jussieu à 12h30 pour rejoindre le ministère. L’intersyndicale et la CGT pointe le « sous-financement chronique », la dégradation des conditions d’études et de travail, et les mesures fragilisant l’accès aux études. Des appels similaires retentissent dans les universités de province.La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a salué : « De nombreuses professions mobilisées aujourd’hui : énergie, enseignement supérieur, AFPA, santé, chimie… », avant d'appeler le 29 septembre à amplifier la mobilisation. De nombreuses professions mobilisées aujourd’hui : énergie, enseignement supérieur, AFPA, santé, chimie… Le message est clair : arrêtez de faire les poches des salariés ! Il faut augmenter les salaires et aller chercher l’argent là où il est.Le 29, on amplifie la mobilisation!— Sophie Binet (@BinetSophie) September 15, 2026Ces mouvements, parfois rejoints par des soignants ou des militants écologistes, illustrent une pression croissante sur l’exécutif à l’approche des discussions budgétaires. Les syndicats vont pouvoir jauger le niveau de la mobilisation dans un contexte général morose à quelques mois de l’élection présidentielle.