Le prix de l'essence à un niveau historique, la France face au risque de pénurie ?

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Les automobilistes français font face à des prix jamais vus à la pompe tandis que des stations manquent de carburant. Le sans-plomb 95-E10 a atteint 2,11 euros le litre en moyenne, un sommet absolu depuis que l’État compile ces données, et le gazole s’approche des 2,29 euros.Ces hausses, tirées par un baril de Brent à 108 dollars après la prise du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis, s’accompagnent de tensions d’approvisionnement dans un contexte social français explosif. Des ruptures localisées, pas une pénurie généralisée Selon le gouvernement, 13 % des stations-service sont aujourd’hui « en difficulté », contre 8 % deux jours plus tôt. Aucune région n’est épargnée, mais l’Île-de-France et les Pays de la Loire (17 %) ainsi que le Grand Est (16 %) sont les plus touchés. « 90,8 % des stations en rupture appartiennent au réseau TotalEnergies », précise l’exécutif.Le groupe a plafonné ses prix à 1,99 euro pour l’essence et 2,25 euros pour le diesel, provoquant un afflux de clients. Francis Pousse, de Mobilians, organisation des professionnels de l’automobile, le confirme : « Il n’y a absolument pas de pénurie générale ».Les tensions sont locales et logistiques. Les stations concurrentes, qui avaient réduit leurs stocks faute de demande, peinent à suivre.Sur le plateau de RTL, François Hollande, à moitié parti en campagne présidentielle, s’alarme d’un risque de retour des Gilets Jaunes : « c'est toujours un risque quand les Français vivent une situation aussi délicate depuis des mois avec un prix de l'essence qui continue à monter ». Vers un retour des gilets jaunes le 17 octobre ? "C'est toujours un risque quand les Français vivent une situation aussi délicate depuis des mois avec un prix de l'essence qui continue à monter"@fhollande face à @FogielMarcO dans #RTLMatinpic.twitter.com/NsKerGM3HL— RTL France (@RTLFrance) September 15, 2026La consommation nationale a baissé d’environ 5,5 % sur l’année, note Philippe Casbas (Ufip). Les experts jugent un litre à 3 euros encore irréaliste à court terme, même si le conflit se prolonge. Les flux ralentissent aussi le week-end, les poids lourds ne circulant pas le dimanche.Du côté de La France insoumise, la vice-présidente de l’Assemblée nationale affirme qu’en cas de victoire Jean-Luc Mélenchon, les prix seront plafonnés. Bientôt, le carburant coûtera 3€ le litre.Ni Le Pen ni les macronistes n'ont de solution pour l'empêcher.Nous bloquerons les prix. Il y a urgence.pic.twitter.com/eta7KgNGlk— Clémence Guetté (@Clemence_Guette) September 15, 2026Le plafonnement des prix de l’essence a déjà eu cours dans plusieurs Etats membre de l’Union européenne comme la Hongrie ou la Croatie mais l’exécutif français y est défavorable dans la mesure où une telle mesure pourrait accroître les tensions budgétaires et aggraver les risques de pénuries.