Les transformations du secteur de l’information et des médias à l’ère du numérique, l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans les rédactions et les besoins de formation des professionnels de la presse et de l’audiovisuel, autant de thèmes placés au centre des discussions à l’occasion du Salon de l’information, de la communication et des médias (SICOM), qui se tient au Centre international de conférence de Kintélé, au nord de la capitale Brazzaville en République du Congo, pour trois jours, du 17 au 19 septembre, sous le thème « Témoigner, produire, former et innover : de la presse écrite à l’audiovisuel à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle ».Un salon suivi avec attention par le gouvernementDans son discours inaugural du premier salon du genre au Congo consacré aux défis du numérique dans le pays, le chef du gouvernement congolais, Anatole Collinet Makosso, a incité les professionnels du secteur à la rigueur dans la vérification des faits et au discernement pour garantir la fiabilité de l'information dans une ère de mutations technologiques. Il a également souligné que son gouvernement « suivra avec attention » tant les travaux du salon que ses recommandations. « Nous avons besoin de réflexions pertinentes sur l'état actuel de votre secteur, sur l'avenir du paysage médiatique de notre pays, sur la formation des professionnels, sur le financement de la presse, sur la modernisation des outils de production et sur l'adaptation de notre cadre juridique aux réalités nouvelles », a-t-il souligné.Le journaliste doit « développer de nouvelles compétences numériques » Pour Thierry Lézin Moungalla, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville, un journaliste doit maîtriser les fondamentaux de son métier tels que la recherche de l'information, la vérification, le recoupement des sources, l'écriture, le respect de l'éthique et de la déontologie, mais en 2026, il se doit aussi de « développer de nouvelles compétences numériques ».À l’occasion de ce salon, 14 journalistes congolais ont été primés pour leur travail au sein de plusieurs médias locaux. Un prix spécial de la liberté de la presse a aussi été décerné au chef de l'État Denis Sassou-N’Guesso pour sa valorisation de la liberté d’expression et du rôle des médias dans la société congolaise.