Selon plusieurs titres de presse occidentaux, le Premier ministre canadien Mark Carney s’apprêterait à prononcer un discours « très important », le 17 septembre. Celui-ci est annoncé depuis plusieurs semaines et doit être prononcé devant le Parlement européen, à l’occasion de son « 19e voyage officiel en Europe depuis son arrivée au pouvoir », en mars 2025, a notamment souligné le quotidien québécois Le Devoir.Le 12 septembre, le Wall Street Journal (WSJ) révélait que Carney escomptait obtenir le statut de « membre associé » de l'Union européenne.Ce à quoi la cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, semble avoir favorablement répondu en déclarant ce 16 septembre vouloir faire du Canada le « premier membre associé » du bloc bruxellois, un statut qui n'est pas juridiquement défini par les traités européens.« Nous voulons élever les relations avec le Canada au plus haut niveau possible [...] Je voudrais donc œuvrer avec vous à la possibilité pour le Canada de devenir le premier membre associé de l'UE », a-t-elle déclaré lors de son discours annuel sur l’état de l’Union, devant Mark Carney et d’appeler Ottawa et Bruxelles à « bâtir » un « avenir commun ».Toutefois, cet engouement d’Ursula von der Leyen et de Mark Carney pour cette « alliance unique » aurait – d’après le Financial Times (FT), reçu des chancelleries européennes un « accueil glacial », notamment à l’heure où des États membres n’ont toujours pas ratifié l’accord de libre-échange CETA entre l’UE et le Canada.« Nous apprécions les Canadiens, mais nous sommes tous très réalistes quant aux possibilités et aux limites », a déclaré l’un des cinq diplomates européens, impliqués dans les négociations et cités par le quotidien britannique.Selon une autre de ces sources, a précisé le FT, « certaines » capitales européennes montreraient des « inquiétudes quant à la réaction du président américain Donald Trump » face à un renforcement des relations entre l’UE et le Canada.