« J’espère une mobilisation populaire, puisque manifestation le gouvernement ne fait rien », a déclaré ce 16 septembre, sur le plateau de la matinale de TF1, le coordinateur national de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard. « Donc si à un moment les gens ne se mobilisent pas par eux-mêmes, pour contraindre le gouvernement à prendre des mesures, j’ai l’impression qu’il ne se passera rien », a ajouté le député des Bouches-du-Rhône. « Si c’est sur les ronds-points, on ira sur les ronds-points », a-t-il assuré, en référence à ce lieu de rassemblement prisé du mouvement des Gilets jaunes.La veille, des dizaines de pêcheurs en colère ont bloqué la sortie du dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), pour protester contre la hausse des prix du carburant. Ce 16 septembre, c’est au tour de celui de Frontignan, dans l’Hérault, d’être ciblé.Grogne contre la hausse des carburants : un appel à manifester devenu « viral » sur les réseaux sociauxCette mobilisation durera « jusqu’à ce qu'on obtienne quelque chose par rapport au prix du gazole. On ne peut plus travailler dans ces conditions, on n'est plus rentable », a déclaré à la chaîne BFMTV un marin-pêcheur au Grau-du-Roi (Gard), qui a participé au blocage de Fos-sur-Mer.Sur les réseaux sociaux, un appel à manifester le 17 octobre circule. Un appel, dans un pays en proie à un contexte social dégradé et à une flambée des prix à la pompe, dépeint comme « viral » par les grands médias français qui y voient une potentielle résurgence des Gilets jaunes. Ce mouvement de grogne sociale avait émergé en France fin 2018, hors encadrement syndical, contre une hausse des taxes sur les carburants.Méprisé par la gauche et une partie des médias, qui ne virent que des provinciaux anti-écologistes, ignoré par une droite qui n'y a vu que des partisans du désordre, ce mouvement social spontané et atypique en France fut délaissé par l'opposition avant d'être violemment réprimé par la police de Macron.