De violents combats opposent encore, le 16 septembre 2026, les forces du gouvernement yéménite reconnu internationalement aux Houthis dans la province d'Al-Jawf, à proximité de la frontière saoudienne. Des unités gouvernementales progressent dans le désert à bord de blindés et de pick-up, appuyées par des tirs d'artillerie, de mitrailleuses lourdes et de lance-roquettes. Yemeni military forces liberate six coastal districts along Red Sea Yahya Al-Wazir reports from Mokha. Follow: https://t.co/GHI09iA8rupic.twitter.com/XMqf5HVb5Z— Press TV 🔻 (@PressTV) September 17, 2026Les affrontements se concentrent notamment autour d'Al-Labanat, position stratégique située sur l'axe menant à Al-Hazm, capitale provinciale distante d'environ 50 kilomètres. Les forces gouvernementales affirment avoir repris la colline d'Al-Masariya ainsi qu'une partie du camp d'Al-Labanat. Des sources militaires citées par les médias régionaux indiquent cependant que les Houthis conservent les hauteurs du site, compliquant la progression adverse.Le retour du bourbier saoudienCette bataille surtervient dans un contexte de brutale reprise de la guerre civile yéménite, largement gelée depuis la trêve négociée par l’ONU en 2022. Depuis juillet, les Houthis ont réalisé d’importantes avancées. Ils ont notamment pris le contrôle de l’ensemble du littoral yéménite de la mer Rouge et de plusieurs îles stratégiques autour du détroit de Bab el-Mandeb, selon les Nations unies. Le gouvernement a lancé en réponse une contre-offensive sur plusieurs fronts, notamment à Al-Jawf, Marib, Hajjah, Saada et Lahj.L’escalade implique désormais plus directement l’Arabie saoudite, principal soutien du gouvernement yéménite.Riyad a intensifié ses frappes aériennes contre les positions houthies, tandis que le mouvement soutenu par l'Iran multiplie les attaques de missiles et de drones contre le territoire saoudien. Le 14 septembre, 13 personnes ont été blessées dans des frappes houthies contre Abha, Khamis Mushait et Taïf, selon la coalition saoudienne.Cette escalade menace ainsi de rouvrir pleinement un conflit qui, depuis 2014, a fragmenté le Yémen entre zones contrôlées par les Houthis et territoires tenus par le gouvernement et ses alliés.