Washington maintient ses restrictions de visas contre les dirigeants palestiniens avant l’ONU

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Les États-Unis ont annoncé le 16 septembre 2026 la prolongation des sanctions interdisant l'octroi de visas à des responsables de l'Autorité palestinienne (AP) et à des membres de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), à quelques jours de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York. Cette décision empêchera notamment le président palestinien Mahmoud Abbas de se rendre aux États-Unis pour participer en personne au rendez-vous annuel.C’est la deuxième année consécutive que le dirigeant palestinien ne pourra pas se rendre à New York en personne. En septembre 2025, Washington avait déjà refusé ou révoqué les visas de plusieurs responsables palestiniens. Mahmoud Abbas avait finalement prononcé son discours par vidéo, après un vote de l’Assemblée générale autorisant exceptionnellement la participation à distance de la délégation palestinienne.Les justifications fallacieuses de WashingtonPour justifier cette nouvelle décision, le département d’État affirme que l’AP et l’OLP n’ont pas respecté certains engagements prévus par la législation américaine. Washington leur reproche notamment d’avoir cherché à « internationaliser » le conflit israélo-palestinien en saisissant la Cour pénale internationale et la Cour internationale de Justice, mais aussi de poursuivre leurs démarches en faveur d’une reconnaissance internationale de l’État palestinien en dehors de négociations directes avec Israël. Les États-Unis accusent également les institutions palestiniennes de maintenir certains versements à des Palestiniens condamnés pour des attaques ou à leurs familles.La mesure ne signifie toutefois pas la fermeture de la représentation palestinienne auprès de l’ONU. Washington maintient une dérogation pour le personnel de la mission d’observation de l’OLP à New York, lui permettant de continuer à fonctionner.La décision survient dans un contexte diplomatique particulièrement tendu autour de la question palestinienne. Elle relance également le débat sur les obligations des États-Unis en tant que pays hôte du siège de l’ONU : l’Accord de Siège de 1947 prévoit en principe que Washington facilite l’accès des représentants étrangers aux Nations unies, même si les autorités américaines invoquent certaines exceptions liées notamment à la sécurité et à leur politique étrangère.