Crise budgétaire : Lecornu demande aux Français un «effort» de 54 milliards d’euros

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« Le projet de loi de finances que je propose contiendra un effort budgétaire d’environ 54 milliards d’euros, dans la stabilité fiscale », a déclaré, ce 17 septembre au Figaro, Sébastien Lecornu à l’issue d’un séminaire gouvernemental.Refusant de qualifier son projet de « budget d’austérité » et affirmant que la France en serait « très loin », le Premier ministre a pointé du doigt plusieurs facteurs : le vieillissement de la population, la hausse des dépenses de fonctionnement des collectivités locales et l’alourdissement de la charge de la dette. Selon lui, cette dernière nécessitera à elle seule de trouver 10 milliards d’euros supplémentaires en 2027.« Pour l’État, le budget 2027 sera le plus rigoureux depuis très longtemps, le plus rigoureux jamais présenté la veille d’une élection présidentielle », a affirmé le chef du gouvernement, évoquant un budget « gelé » — c’est-à-dire sans hausse —, exception faite « de la charge de la dette et celle du budget des Armées »… ainsi que des ministères « de la Justice, de l’Intérieur, de la Recherche et de l’Écologie », a égrainé Lecornu.Le ministère des Armées, dont le rehaussement du budget est cher à Emmanuel Macron, « augmentera comme prévu de 6,4 milliards l’an prochain ».Ces hausses seront compensées par des économies « très importantes » dans d’autres secteurs. Le ministère du Travail devra ainsi réaliser 2,5 milliards d’euros d’efforts, notamment à travers « quelques ajustements » de certains dispositifs, dont le compte personnel de formation (CPF), que financent les employeurs et indépendants.Autre terrain de coupe des dépenses de l’État : environ 2 milliards d’euros d’économies sur les arrêts maladie et la poursuite de la « réforme » des ruptures conventionnelles. Concernant les retraites, Lecornu a assuré qu’« aucune pension ne diminuera », tout en laissant au Parlement le soin de trancher le rythme de leur revalorisation.Le Premier ministre a enfin annoncé une réduction des enveloppes globales consacrées aux cabinets ministériels, en réponse à une question sur une éventuelle baisse de la rémunération des ministres.