Guerre contre l’Iran : le bilan américain serait plus lourd qu’annoncé par le Pentagone

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Le nombre de militaires américains morts depuis le début de la guerre contre l’Iran serait supérieur au bilan officiellement publié par le Pentagone. Selon une enquête du Washington Post publiée le 18 septembre, au moins 22 soldats américains sont morts depuis le début du conflit, soit quatre de plus que les 18 décès figurant dans la base publique du département de la Défense. Le quotidien s’appuie sur six responsables américains ayant connaissance des données internes du Pentagone.Un sixième responsable interrogé par le journal avance même un bilan de 23 militaires morts dans la région depuis le début de la guerre, auxquels s’ajouteraient trois contractuels américains. Les circonstances précises de ces décès supplémentaires restent cependant inconnues. Tous ne seraient pas nécessairement morts directement au combat ou dans des frappes iraniennes, mais ils concerneraient des personnels déployés au Moyen-Orient dans le contexte du conflit.Des dégâts importantsCette différence ravive les interrogations sur la comptabilisation des pertes américaines. En juillet, quatre soldats tués après la reprise des hostilités avaient été retirés du décompte spécifique de la guerre contre l’Iran pour être intégrés à une nouvelle catégorie intitulée « Overseas Operations ». Trois d'entre eux avaient été tués lors d’une attaque iranienne de missiles et de drones contre une base en Jordanie, et un quatrième en Irak lors de la destruction contrôlée d’un drone iranien. Le Pentagone avait alors évoqué des anomalies et perturbations temporaires dans ses données.Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a catégoriquement rejeté les nouvelles informations du Washington Post, qualifiant le bilan de 22 morts de « mensonge ». Le Pentagone n’a toutefois pas répondu au journal sur les raisons précises de l’écart entre ses données publiques et les chiffres communiqués par les responsables interrogés.Ces révélations interviennent alors que les frappes iraniennes ont causé des dégâts importants aux installations américaines dans la région. Une précédente enquête du Washington Post avait identifié au moins 228 structures ou équipements endommagés ou détruits sur 15 sites militaires américains.