Alger au cœur de la lutte africaine contre les armes illicites

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À Alger, cette 9ᵉ édition du Mois africain de l'amnistie place l'Union africaine (UA) au cœur de la lutte contre la prolifération des armes sur le continent. Les États membres doivent y échanger sur la circulation des armes légères et de petit calibre détenues illégalement, ainsi que sur les opérations de déminage et la collecte volontaire d'armes et de munitions.Institué en 2017 par l'Union africaine, ce mois d'amnistie vise à encourager les détenteurs d'armes illicites à les remettre volontairement, selon les législations nationales. L'initiative s'inscrit dans le programme « Faire taire les armes », l'un des objectifs phares de l'Agenda 2063, dont l'échéance a été fixée à 2030.« Faire taire les armes »À Alger, les discussions doivent notamment porter sur les campagnes de sensibilisation, les mécanismes de remise volontaire, le marquage et le traçage des armes, la sécurisation des stocks et la destruction des équipements récupérés. L'UA veut aussi favoriser le partage d'expérience entre États sur le contrôle des armes légères et la lutte contre les mines terrestres.L’enjeu reste considérable. La prolifération des armes alimente de nombreux conflits, favorise les trafics transfrontaliers et renforce les groupes armés dans plusieurs régions du continent. Pour l’Union africaine, leur contrôle constitue donc un préalable à la réduction durable de la violence et au retour de la stabilité.Le Conseil appelle les États membres, les organisations régionales, la société civile et les partenaires internationaux à renforcer leur participation. La réunion d'Alger fait suite à celle organisée en Ouganda en 2025 et doit permettre d'avancer vers l'objectif continental de réduction durable de la violence armée.