Nigeria : les États-Unis retirent la majorité de leurs forces après une opération contre l'État islamique

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Les États-Unis ont retiré la majorité des militaires déployés récemment au Nigeria dans le cadre d'une opération contre les combattants de l'organisation État islamique (EI), tout en maintenant un partenariat axé sur le partage de renseignements avec les autorités nigérianes.L'annonce a été faite le 2 juillet par le commandant du Commandement des États-Unis pour l'Afrique (AFRICOM), le général Dagvin Anderson, à l'issue d'une conférence réunissant des chefs militaires africains à Luanda.Selon le responsable américain, la présence des forces américaines était limitée à la conduite d'une opération conjointe menée en mai avec l'armée nigériane dans la région du bassin du Lac Tchad. Cette intervention a abouti à la mort d'Abu-Bilal al-Minuki, présenté comme le numéro deux mondial de l'organisation État islamique.« Nous avons retiré une grande partie de nos forces qui étaient présentes uniquement pour cette opération, mais nous poursuivons le partenariat demandé par le Nigeria afin de continuer à partager des renseignements », a déclaré le général Anderson.Un modèle de coopération sécuritaireLe chef de l'AFRICOM a présenté cette opération comme un exemple du modèle de coopération que Washington souhaite développer sur le continent africain. Selon lui, les États-Unis apportent des capacités spécialisées, notamment en matière de renseignement, tout en laissant les forces africaines conduire les opérations sur le terrain.Le général Anderson estime que cette coopération a permis d'affaiblir considérablement la direction de l'organisation État islamique, avec des répercussions dépassant l'Afrique de l'Ouest en raison du caractère international du réseau djihadiste.Il a ajouté que l'opération avait perturbé non seulement les commandants locaux, mais aussi les communications et les activités de l'organisation à une échelle plus large.La pression se poursuit sur les groupes armésSelon le responsable américain, les forces nigérianes poursuivent leurs opérations depuis cette intervention conjointe. « Le Nigeria a été très actif depuis l'opération de mai. Il continue de mener lui-même des opérations contre les cibles identifiées », a-t-il déclaré.D'après lui, la pression militaire exercée par les forces nigérianes, combinée à la médiatisation de cette opération, a également favorisé de nouvelles redditions et défections parmi les combattants de l'organisation État islamique dans le nord-est du Nigeria.L'opération de mai faisait suite à une frappe américaine menée le jour de Noël dernier contre des positions de l'organisation djihadiste au Nigeria, sur ordre du président américain Donald Trump. La Maison Blanche avait alors affirmé que les combattants visaient notamment des communautés chrétiennes dans le pays.