Neuf personnes ont été tuées et vingt autres blessées le 2 juillet dans un attentat à la bombe qui a visé un café situé près du Palais de justice, en plein centre de Damas. Selon les autorités syriennes, l'explosion a été provoquée par un engin explosif artisanal d'environ un kilogramme, rempli de fragments métalliques, déposé à l'intérieur de l'établissement. Aucune organisation n'a revendiqué l'attaque à ce stade. #Syrie le bilan est de 4 morts et 10 blessés suite à un attentat dans un café à proximité du palais de justice à Damas pic.twitter.com/6qzXxAhptC— Wassim Nasr (@SimNasr) July 2, 2026Le quartier, très fréquenté, a été rapidement bouclé par les forces de sécurité tandis que les ambulances évacuaient les victimes. Plusieurs témoins ont décrit des scènes de panique rappelant les années de guerre civile, avec des corps étendus au sol et d'importants dégâts matériels. Une enquête a été ouverte afin d'identifier les auteurs grâce aux témoignages et aux images de vidéosurveillance.Menace djihadiste persistanteLe gouverneur de Damas, Maher Edelbi, a dénoncé une tentative de déstabilisation du pays, estimant que « chaque fois que la Syrie retrouve un peu de stabilité, des acteurs malveillants cherchent à semer le chaos ». Depuis la chute de Bachar el-Assad en décembre 2024 et l'arrivée au pouvoir d'une coalition dirigée par Ahmed al-Chareh, les nouvelles autorités s'efforcent de restaurer la sécurité et de reconstruire les institutions après plus d'une décennie de guerre.Cet attentat est le plus meurtrier enregistré dans la capitale depuis l'attaque suicide contre une église en juin 2025, qui avait fait 25 morts. À l'époque, les autorités en avaient attribué la responsabilité au groupe État islamique, même si une autre organisation avait revendiqué l'opération. Bien que privé de son « califat » territorial depuis 2019, l'EI conserve des cellules clandestines actives en Syrie et continue d'appeler à frapper le nouveau pouvoir.L'attentat a été condamné par les Nations unies ainsi que par plusieurs pays arabes, dont l'Égypte, la Jordanie, le Qatar et l'Irak, mais aussi par la Turquie et le Conseil de coopération du Golfe, qui ont appelé à traduire les responsables en justice.