Les États-Unis auraient proposé à l'Iran d'abandonner son projet de faire payer les navires empruntant le détroit d'Ormuz en échange du dégel d'une partie de ses avoirs, estimés à environ 100 milliards de dollars et actuellement bloqués à l'étranger, a rapporté le Wall Street Journal le 2 juillet.Selon le quotidien américain, l'émissaire spécial du président américain, Steve Witkoff, ainsi que Jared Kushner, gendre de Donald Trump, se sont rendus cette semaine à Doha afin de rencontrer des médiateurs qataris. Les discussions ont porté sur la mise en œuvre de l'accord conclu le mois dernier concernant l'ouverture du détroit d'Ormuz. La situation au Liban a également été abordée.À l'issue de ces échanges, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a affirmé que le détroit d'Ormuz était « sous le commandement de l'Iran » et non des États-Unis. Par la suite, les forces armées iraniennes ont averti que tout navire empruntant un itinéraire non approuvé par Téhéran s'exposerait à une réponse « immédiate et puissante ».D'après le Wall Street Journal, l'Iran souhaite percevoir une redevance auprès de tous les navires traversant le détroit, estimant que ces recettes serviraient à couvrir les coûts liés à la sécurité de la navigation. Téhéran évalue ce mécanisme à environ 40 milliards de dollars par an, mais les États-Unis et les pays du Golfe s'y opposent.En alternative, Oman a proposé la création d'un fonds alimenté par des contributions volontaires de compagnies maritimes et pétrolières afin de financer la sécurité dans la partie sud du détroit. Toujours selon le média, l'Iran a rejeté cette proposition, jugeant qu'elle ne prévoyait aucun versement direct à son profit.Dans la nuit du 18 juin, l'Iran et les États-Unis ont signé un mémorandum d'entente. Le document prévoit la cessation des combats, l'ouverture de négociations en vue d'un accord définitif dans un délai de soixante jours, un allègement progressif des restrictions américaines, le déblocage du détroit d'Ormuz ainsi que des discussions sur le programme nucléaire iranien. D'après la chaîne Al Arabiya, la prochaine étape des négociations indirectes entre les deux pays devrait débuter le 18 juillet. Le lieu de la rencontre n'a pas encore été communiqué.