«Jeudi noir»: 70 000 forces de l’ordre déployées en France face aux risques de violences

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Dès les premières heures du jeudi 5 novembre, la France s’est mise au rythme d’une mobilisation d’ampleur classée « à risque » par les autorités qui attendent 500 000 à 700 000 manifestants hors de Paris. Blocages de lycées, rassemblements et dispositif de sécurité maximal marquent le début de la journée baptisée « jeudi noir », où les risques de violences sont jugés élevés.Des premiers blocages dès l’aubeDans l'Académie d'Aix-Marseille, une cinquantaine de lycéens ont bloqué le lycée Montmajour d’Arles dans le calme à partir de 8 heures, tandis qu’entre 200 et 300 jeunes tentaient d’obstruer l’entrée du lycée Thiers dans la cité Phocéenne. «Ne cédez pas à la stratégie de la peur», appelle la CGT, qui annonce «260 manifestations» en France.🔴 Notre DIRECT ➡️ https://t.co/wIG5H7k9IW https://t.co/JDcUEHmuCm— Le Parisien (@le_Parisien) November 5, 2026À Paris, plusieurs établissements, dont le lycée Hélène-Boucher, étaient déjà perturbés.Dans le même temps, un barrage filtrant était signalé à Toulon sur l’A57.Les autorités redoutent une jonction entre cortèges syndicaux, jeunes et groupes d’ultragauche.Une note des services de renseignement évoque « des risques très élevés » de « nombreuses violences » et de dégradations de bâtiments publics.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a ordonné un dispositif « puissant, réactif et agile », avec engins lanceurs d’eau, drones et unités spécialisées. La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a appelé à ne « pas céder à la stratégie de la peur ».À Paris, le cortège partira à 14 heures de République vers Nation, parcours imposé par la préfecture et validé par l’appareil judiciaire. Des centaines de rassemblements sont annoncés partout en France, dans un contexte de fortes perturbations des TER et de certaines lignes de RER.