Les forces américaines se retirent d’une base aérienne stratégique au sud de la Somalie

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Les troupes américaines présentes sur la base aérienne de Baledogle en Somalie se sont retirées du poste avancé stratégique, servant de plaque tournante pour les opérations antiterroristes dans la Corne de l’Afrique, indique le site d’information militaire Stars and Stripes, le 3 novembre, citant des rapports de presse de médias somaliens publiés la veille. La base constituait un centre pour recueillir des renseignements et pour soutenir les efforts de lutte contre les éléments du mouvement terroriste somalien Al-Shabab, lié à Al-Qaïda.L’AFRICOM s’abstient de commenter directement le retraitLe commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM) n’a pas souhaité commenter directement le départ des troupes du site somalien. « Dans un souci de sécurité opérationnelle, nous ne communiquons pas les détails des opérations en cours », a déclaré le porte-parole de l’AFRICOM le 2 novembre, mais a tout de même précisé que le commandement « repositionne ses forces afin d’optimiser les opérations antiterroristes en cours ». L’AFRICOM n’a divulgué aucune information sur le nombre de militaires déployés sur la base, ni sur les effectifs concernés par le retrait signalé et le lieu de leur redéploiementLa présence des troupes américaines en Somalie changerait-elle de nature ?D’après Stars and Stripes, le retrait de Baledogle pourrait marquer un tournant notable de la présence américaine dans la région. En mai 2025, les Forces opérationnelles interarmées combinées Corne de l’Afrique (CJTF-HOA) ont investi dans des infrastructures militaires à Baledogle, avec notamment la construction d’un centre médical et l’amélioration des logements et de la sécurité. Les investissements devaient soutenir une présence durable et développer l’aérodrome « en tant que site pérenne », selon la CJTF-HOA.Si la mission américaine sur le sol somalien a connu certaines fluctuations au fil des années, avec le retrait de 700 soldats du pays au terme du premier mandat du président Donald Trump en 2020, la décision a cependant été annulée dès 2022 par son successeur Joe Biden, qui a rétabli la présence permanente dans la région pour soutenir les efforts et améliorer les capacités de lutte contre Al-Shabab.Dans une autre perspective, le mouvement Al-Shabab avait affirmé que le retrait américain de la base de Baledogle « a été influencé par notre escalade », a rapporté le service de surveillance des menaces liées au djihad et au terrorisme (JTTM) du Middle East Media Research Institute (MEMRI), le 2 novembre.