Entre 500 000 et 700 000 manifestants sont attendus en France le 5 novembre, « hors cortèges parisiens », rapporte RTL, citant une note de la Direction nationale du renseignement territorial (DNRT). La radio rappelle également les prévisions erronées du renseignement pour le 17 octobre : les services tablaient alors sur 210 000 manifestants, contre 500 000 à 800 000 personnes finalement recensées.Toujours selon cette source, de nouvelles violences et scènes de pillages pourraient émailler cette journée nationale de mobilisation contre la vie chère, à laquelle avait appelé début octobre une intersyndicale réunissant FO, l’Unsa, la FSU, la CFDT et la CGT.Quant à la capitale, une autre note évoquée par RTL, émanant de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP), évoque un cortège de 40 000 à 80 000 manifestants.Refusant un parcours entre la place de la Bastille et la place de la Concorde — qui aboutissait près des lieux de pouvoir et des Champs-Élysées —, la préfecture de police de Paris a recommandé un itinéraire entre la place de la République et la place de la Nation.Ainsi, contrairement aux cortèges des journées des 24 et 31 octobre, qui avaient été excentrés sur le boulevard des Maréchaux à la suite des exactions commises en marge de la journée de mobilisation du 17 octobre, la manifestation parisienne aura bien lieu en centre-ville.La mobilisation lycéenne en perte de vitesse ?« Quand on dépose un parcours, il doit être accepté ! » a malgré tout fulminé sur le plateau de BFMTV le co-secrétaire de l’Union syndicale lycéenne (USL), Marius Mesnil, dont le mouvement semble s’être essoufflé après deux semaines de congés scolaires. La veille, le ministère de l’Éducation nationale rapportait 48 lycées bloqués sur l’ensemble du territoire français, contre les 500 revendiqués par l’USL.« C’est incompréhensible », a de son côté réagi auprès de la chaîne d’information Emiliano Tenca, président de l’Association des commerçants du boulevard Voltaire, concernant ce parcours. « Cela commence à bien faire », a-t-il ajouté, évoquant des journées « à vide », et assurant qu’il se rendra dans son magasin afin de « montrer qu’il y a du monde » et de tenter de dissuader d’éventuels casseurs.Au-delà de la capitale, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, annonçait le 2 novembre sur une chaîne publique française que « plus de 200 manifestations seront organisées » à travers le pays.En matière de forces de l’ordre, la ville de Marseille, dont la mairie avait été brièvement investie par des manifestants le 17 octobre, devrait selon Le Figaro bénéficier d’un « dispositif policier renforcé », avec sept compagnies de CRS et trois pelotons de gendarmerie mobile. Soit dix unités de forces mobiles dans la cité phocéenne, contre 18 à Paris. Des villes comme Bordeaux, Nantes et Rennes n’en compteraient que deux.Concernant la mobilisation, les agents de la fonction publique d’État, territoriale et hospitalière ont été appelés à faire grève. Le ministère de l’Éducation nationale prévoit environ 17 % de grévistes dans l’enseignement primaire.Côté transports, ce sont vraisemblablement les travailleurs circulant entre Paris et sa banlieue ainsi que ceux habitant en province qui devraient être les plus impactés, avec des perturbations principalement attendues sur les lignes de RER ainsi que de TER. Sur les lignes TGV, la SNCF s’attend à un trafic « légèrement perturbé » ; même tonalité du côté de la RATP, qui prévoit un « trafic normal » sur ses réseaux métro et tramway.