JD Vance tente de rassurer les républicains pro-Israël sur l’alliance avec Washington

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Le vice-président américain JD Vance a cherché à rassurer les membres de la Republican Jewish Coalition (RJC), réunis à Las Vegas le 31 août, sur la solidité du soutien de l’administration Trump à Israël. Lors d’un discours à huis clos dont Politico a obtenu l’enregistrement, il a reconnu l’existence d’une « méfiance croissante », notamment chez les moins de 40 ans, vis-à-vis de la relation entre les États-Unis et Israël.Cette évolution inquiète une partie de la droite républicaine. Les critiques portent à la fois sur la guerre à Gaza, sur l’aide militaire américaine versée à Israël et sur l’influence du lobby pro-israélien à Washington. Vance lui-même a contribué à ces débats en maintenant ses liens avec Tucker Carlson et en estimant récemment que certains responsables israéliens cherchaient à influencer l’opinion américaine pour prolonger la confrontation avec l’Iran.Une alliance encombranteDevant la RJC, il a néanmoins défendu l’alliance en expliquant qu’elle devait être présentée avant tout comme conforme aux intérêts américains. Le vice-président a également condamné l’antisémitisme et défendu sa participation à des émissions comme le podcast de Joe Rogan, affirmant vouloir porter ses arguments auprès d’audiences très diverses.Cette prise de parole survient après plusieurs tensions publiques avec le gouvernement israélien. En juin, Vance avait vivement reproché à certains ministres israéliens leurs critiques contre l’accord négocié avec l’Iran, allant jusqu’à rappeler que Donald Trump restait, selon lui, « le seul allié puissant » d’Israël. Washington fournit par ailleurs environ 4 milliards de dollars d’aide militaire par an à l’État hébreu.Le discours de Las Vegas illustre donc la ligne délicate de Vance : préserver le soutien des républicains pro-Israël tout en tenant compte d’une base conservatrice plus jeune, plus isolationniste et de plus en plus critique de l’engagement américain au Moyen-Orient.