Olivier Joly, maire de la commune française de Saint-Just-Saint-Rambert, a publié un arrêté interdisant le vol des moustiques tigres (nom scientifique : Aedes albopictus) sur le territoire de la commune. L'adoption du document a été justifiée par le fait que ces insectes sont des vecteurs potentiels de maladies mortelles, et que ses vols et ses piqûres « sont de nature à provoquer l'agacement et l'exaspération ». L'arrêté interdit aux moustiques tigres de voler aussi bien « de jour comme de nuit ». La zone d'interdiction, selon le document, s'étend notamment aux rues, places, jardins publics, parcs, plans d'eau et bâtiments publics.Les contrevenants à ce décret s'exposent à une sanction : tout moustique constaté en situation de survol « devra immédiatement cesser celui-ci ». Les insectes « identifiés » peuvent également « rejoindre les pièges installés par la commune et prévus à cet effet ». Le respect de ces dispositions sera contrôlé par les agents de police. Le document autorise également les hirondelles, les chauves-souris et d'autres animaux à participer à la recherche des contrevenants. « Tout moustique tigre ne respectant pas les présentes dispositions s'expose à des poursuites », prévient l'arrêté.« Aucun moustique n’a été arrêté ou verbalisé », déplore le maireLe décret énonce également des recommandations à l'intention des propriétaires ou des locataires. Il est notamment conseillé aux habitants de ne pas laisser à l'air libre des récipients contenant de l'eau stagnante, qu'il s'agisse de seaux, d'arrosoirs ou de soucoupes de pots de fleurs, et de couvrir ou de traiter les piscines. Selon BFMTV, le budget alloué à la lutte contre les moustiques s'élève à 45 000 euros. Le maire a toutefois déploré qu'à ce jour, « aucun moustique n'ait été arrêté ou verbalisé ».Les moustiques tigres ont une coloration caractéristique : un corps noir et blanc rayé. Cette espèce est principalement présente dans les régions tropicales et subtropicales d'Asie du Sud-Est. Cependant, son aire de répartition s'est étendue au cours des dernières décennies : le moustique s'est introduit en Amérique du Nord et du Sud, en Afrique, en Europe et en Australie.En 2025, l'Europe a enregistré un nombre sans précédent de cas de maladies transmises par les moustiques, telles que le chikungunya et le virus du Nil occidental. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a souligné que la propagation de ces insectes était liée à des étés plus longs, à des hivers plus doux et à des changements dans le régime des précipitations.En juin 2026, grâce à des documents déclassifiés du Pentagone, il a été révélé que les États-Unis avaient étudié l'utilisation des moustiques comme arme biologique pendant la Guerre froide. Dans le cadre du programme militaire secret Bellwether, des essais ont été menés en 1959 afin d'évaluer la capacité de ces insectes à survivre, à localiser des personnes et à les piquer dans les conditions particulièrement chaudes du désert. Les chercheurs militaires ont toutefois utilisé une espèce différente de celle des moustiques tigres : l'Aedes aegypti, vecteur de maladies telles que la dengue, la fièvre jaune, le chikungunya ou encore le virus Zika.