RDC : Tshisekedi lance un dialogue national de trois mois et ferme la porte à l’AFC/M23

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Le dialogue pour la paix, déjà évoqué par le président Tshisekedi a été lancé officiellement le 27 août. L’AFC/M23 en est exclu en tant que composante politique. Le chef de l’État a ainsi précisé le format de cette vaste concertation destinée à associer majorité, opposition, société civile, confessions religieuses, autorités coutumières ainsi que de nombreuses catégories de la population.Un processus parti des provincesDans son adresse à la nation, Félix Tshisekedi a insisté sur une approche décentralisée. Des forums préliminaires se tiendront dans chaque province pour examiner les causes de l’insécurité, les conflits fonciers et coutumiers, les tensions communautaires, les insuffisances administratives et les réformes jugées nécessaires. Les contributions seront ensuite synthétisées pour servir de base aux assises de Kinshasa. « Les assises de Kinshasa ne seront pas le point de départ du Dialogue, mais l’aboutissement d’une parole recueillie à travers tout le pays », a-t-il déclaré. Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a annoncé le lancement officiel d'un Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, ce jeudi 27 août 2026 depuis le Palais de la Nation. « L’ambition de ce Dialogue est claire :… pic.twitter.com/DST3biGVqE— Présidence RDC 🇨🇩 (@Presidence_RDC) August 28, 2026Un Comité d’organisation doit être créé « dans les tout prochains jours » par ordonnance, suivi d’une Commission préparatoire où siégeront notamment les confessions religieuses. Aucune date précise n’a toutefois été annoncée.Sur X, plusieurs réactions ont immédiatement commenté l’annonce. Le journaliste Stanis Bujakera a notamment souligné que le président « exclut toute substitution du dialogue national au processus de Doha avec le M23 ». Dialogue national : Félix Tshisekedi maintient Doha pour les discussions avec l’AFC/M23 et ouvre une voie de réintégration à ceux qui renonceront sincèrement à la lutte armée https://t.co/NK8xl8iHCt— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) August 28, 2026Le président congolais a tracé une ligne directrice : « Nul ne peut prétendre s’asseoir à la table de la Nation tout en prenant les armes contre elle ». Ne pourront participer en qualité de composantes politiques ceux qui combattent l’ordre constitutionnel, occupent une partie du territoire ou agissent au service d’une puissance étrangère, « en l’occurrence le Rwanda ».Ces critères écartent, dans les conditions actuelles, l’AFC/M23. Le processus de Doha reste le cadre dédié aux discussions avec ce mouvement.Une porte reste néanmoins ouverte à titre individuel aux combattants qui renonceront « de manière sincère et vérifiable » à la violence et condamneront l’agression dénoncée par Kinshasa. Le dialogue ne devra ni suspendre les institutions ni remettre en cause « le choix souverain du peuple exprimé par les urnes ». Des mesures de décrispation politique ont été annoncées, sans détails.