Crise budgétaire : la France «va plonger, car Lecornu prépare un nouveau bûcher», fustige Mélenchon qui promet la censure

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« L’économie française était sur le fil du rasoir de la récession. Elle va plonger, car Lecornu prépare un nouveau bûcher de coupes rases qui va aggraver tous les maux », a déclaré ce 23 août le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, lors du discours de clôture de l’université d’été de son mouvement. « Ne nous demandez pas, je ne sais pas quelle bienveillance à son égard. Une fois de plus, nous le censurerons », a ajouté ce candidat à la présidentielle.Ces déclarations surviennent au lendemain de la publication d’un article, dans Le Parisien, relatant que le chef du gouvernement français avait adressé aux parlementaires une lettre de « quatre pages » les appelant à adopter un budget pour 2027. Dans « cette missive », Sébastien Lecornu estime qu’il s’agirait du « meilleur moyen de respecter l’élection présidentielle » qui doit avoir lieu au printemps prochain, et que dans le cas contraire il s’agirait du « choix du désordre ».  Budget: "L'économie française va plonger", déclare Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à la présidentielle, qui assure qu'ils "censureront" le prochain budget pic.twitter.com/FVHQlSQoAb— BFM (@BFMTV) August 23, 2026« Choisir d’attendre l’élection présidentielle pour adopter un budget pour 2027, c’est choisir le désordre », a-t-il lancé en brandissant la menace de l’alourdissement de la charge de la dette. « Cette missive permet également au Premier ministre d’envoyer un signal aux marchés financiers et aux partenaires européens : celui de sa détermination à faire voter un PLF [Projet de loi de finances] », analyse le quotidien français, évoquant la « crainte » qu’aurait l’exécutif du pays de voir « une nouvelle hausse des taux d’intérêt de la dette » ainsi qu’une « moindre croissance et une crise économique qui plomberait le début de mandat du prochain chef de l’État ».La BCE « peut et doit mettre au congélateur les dettes publiques »« Voyez tous ces gens qui nous ont conduits à ce désastre, venir nous donner des leçons sur la manière de bien gérer », a fustigé Jean-Luc Mélenchon. Et de promettre qu’« une fois au gouvernement », ses partisans s’attelleraient à « remettre de l’ordre dans les comptes publics, car nous en sommes capables ».Sur le volet des recettes budgétaires, le chef de LFI a promis « de faire payer l’impôt aux dizaines de milliers de grandes fortunes et aux multinationales qui n’en payent pas », d’instaurer « une taxe sur les superprofits comme la réclament six pays européens » ou encore de relancer « la consommation populaire et l’investissement par l’augmentation des salaires et la suppression des niches fiscales prédatrices ».« Oui, la Banque centrale européenne peut et doit mettre au congélateur les dettes publiques des États en commençant par celle de la période Covid », a-t-il par ailleurs déclaré, insistant sur l’une de ses propositions de l’été.