Élections israéliennes : qui sont les principaux candidats et que défendent-ils ?

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À une semaine du scrutin du 27 octobre, la campagne israélienne oppose moins des projets radicalement différents sur la sécurité que des visions concurrentes du pouvoir et de l’après-guerre.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, chef du Likoud, défend une ligne dure face à l’Iran, au Hamas et au Hezbollah. Il refuse la création d’un État palestinien et s’appuie sur les partis ultraorthodoxes et l’extrême droite. Sa campagne insiste sur la protection du pays et les succès militaires, mais Netanyahou reste attaqué sur sa responsabilité politique après le 7-Octobre et sur la réforme judiciaire.Le mirage de l’État palestinienFace à lui, l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot, dirigeant du parti Yashar, incarne une opposition centriste et sécuritaire. Il critique vivement la conduite de la guerre par le Premier ministre et promet de restaurer les institutions. Sur la question palestinienne, il se montre volontairement vague, sans défendre clairement la création d’un État.Les anciens Premiers ministres Naftali Bennett et Yair Lapid se présentent ensemble sous la bannière Beyachad. Bennett demeure opposé à un État palestinien et affiche une ligne ferme sur la sécurité et les colonies. Lapid, plus centriste et libéral, met davantage l’accent sur les institutions, l’économie et la limitation du poids des partis religieux.À l’extrême droite, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir et son parti Otzma Yehudit plaident pour une politique encore plus dure envers les Palestiniens et l’extension de la présence israélienne en Cisjordanie. Reuters souligne la progression du parti auprès des jeunes électeurs. L’ancien ministre de la Défense Avigdor Lieberman combine nationalisme sécuritaire et laïcité, en faisant de la conscription des ultraorthodoxes un thème central.À gauche, les Démocrates de Yair Golan restent les plus favorables à une solution politique avec les Palestiniens. Mais l’ensemble de la campagne confirme un déplacement durable du débat israélien vers la droite sur les questions de sécurité et de territoire.