Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a écarté ce 24 octobre toute remise en question de son maintien à la tête de l’instance mondiale du football, après l’abandon d’un projet controversé visant à attirer des investisseurs privés. Interrogé par la BBC sur l’éventualité d’une démission, il a répondu sur le ton de la plaisanterie, mettant en avant le soutien des associations membres.« J’ai été élu par 211 associations membres du monde entier », a-t-il rappelé, soulignant la nécessité de respecter les différents points de vue au sein de l’organisation, mais aussi ceux de la majorité.Cette prise de position intervient trois mois après les appels à sa démission, consécutifs à l’abandon du projet FIFA Forward Enterprise (FFE). Celui-ci prévoyait de faire entrer des capitaux privés dans une nouvelle entité chargée de contrôler des droits commerciaux liés aux principales compétitions de la FIFA.Les perspectives de réélection de l'actuel président ont été confortées ce 24 octobre par le soutien affiché de la Confédération asiatique de football (AFC). Son président, Sheikh Salman bin Ibrahim Al Khalifa, a affirmé que l’Asie était unie derrière le dirigeant de la FIFA.L’AFC avait pourtant critiqué le projet FFE, à l’instar de l’Union des associations européennes de football (UEFA) et de la CONCACAF, qui représente l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale et les Caraïbes. Le revirement de la confédération asiatique et les divisions au sein de la CONCACAF ont depuis modifié les équilibres entre les différentes confédérations.Gianni Infantino a également déclaré avoir reçu le soutien des associations africaines lors d’un déplacement au Cap-Vert. Il a estimé que les divergences devaient être respectées, tout en appelant les membres de l’organisation à avancer malgré leurs désaccords.La semaine dernière, lors d’une réunion du Conseil de la FIFA à Zurich, le dirigeant s’était excusé pour la manière dont le projet FFE avait été géré. Ces excuses n’ont toutefois pas convaincu certaines fédérations européennes, notamment celles d’Allemagne et d’Angleterre.Âgé de 56 ans, Gianni Infantino brigue un nouveau mandat à la présidence de la FIFA, qui lui permettrait de rester en fonction jusqu’en 2031. Les candidats potentiels doivent soumettre leur candidature avant le 18 novembre.« Il appartiendra aux associations membres de la FIFA de décider qui elles veulent comme président et comment elles souhaitent que la FIFA soit dirigée », a-t-il conclu.