Violences en France : Chambéry théâtre d’émeutes après l’interception par la police d’un automobiliste déjà grièvement blessé

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Le procureur de Chambéry a annoncé ce 8 septembre le décès de l’homme retrouvé blessé par balle à la tête, la veille. Une autopsie sera menée mercredi afin de « déterminer plus précisément les causes exactes du décès », est-il précisé dans un communiqué du parquet, évoquant les premiers éléments d’une enquête excluant des tirs policiers. Enquête qui s’orienterait sur une tentative de suicide ou un tir accidentel, selon la même source.L’individu en question avait été retrouvé blessé, la veille en fin de journée, par des policiers à l’issue d’un refus d’obtempérer dans le quartier du Biollay « sur un chauffeur ayant adopté une conduite dangereuse et ayant pu commettre un refus d'obtempérer ». Après l’arrêt du véhicule, qui aurait zigzagué, les fonctionnaires de police ont découvert dans l’habitacle le corps d’un homme d’une vingtaine d’années qui « tombait » sur le siège passager. Le jeune homme présentait une blessure par balle à la tête.Dans la nuit qui a suivi, des violences urbaines ont éclaté dans plusieurs quartiers de Chambéry, avec des véhicules incendiés et des commerces dégradés. Des violences qui « pourraient, sous toute réserve, être le résultat d’une rumeur liant la situation médicale de la victime et sa blessure sérieuse à l’intervention des fonctionnaires de la police », a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Chambéry.Un centre social à nouveau incendiéUne réserve, quant au lien entre ces violences et le contrôle de police, dont n’a pas fait preuve la chaîne de télévision Ici Auvergne-Rhône-Alpes, qui a également diffusé des images d’un centre social entièrement détruit par les flammes. Un bâtiment qui avait déjà été incendié lors d’émeutes en 2023.Cette vague de violences a particulièrement touché les quartiers du Biollay et de Chambéry-le-Haut, ainsi que la commune voisine de Cognin. Selon la préfecture, « plusieurs dizaines d’individus déterminés » ont « mis, ou tenté de mettre, le feu à des véhicules, des poubelles, des bâtiments privés et des édifices publics », tout en dégradant plusieurs commerces.Deux sections de la CRS 83 ont été dépêchées en renfort des effectifs de la police nationale afin d’éviter une seconde nuit de violence, a relayé Le Dauphiné Libéré.