«Patriot : tu livres ou tu les portes en pendentif» : quand Kiev joue les durs avec Athènes

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La Grèce a formulé une proposition à l’Ukraine en raison des attaques visant ses pétroliers dans les ports russes, a rapporté le journal ukrainien Strana, citant Rouslan Gorbenko, député à la Verkhovna Rada, le Parlement ukrainien. Athènes exige de Kiev qu’elle cesse d’attaquer ses pétroliers dans les ports russes en échange de la livraison de missiles pour systèmes de défense aérienne Patriot, dont la durée de vie arrive à son terme.Selon le député, les autorités ukrainiennes ont toutefois rejeté cette proposition. « Cela ne leur laisse vraiment pas le choix de nous imposer des conditions. Soit vous les fournissez, soit vous gardez ces missiles et vous les recyclez, soit vous en faites au moins quelque chose : vous les démontez en pièces ou, je ne sais pas, vous les portez en pendentifs autour du cou », a-t-il déclaré. Parallèlement, Kiev ne cesse de faire état d’une grave pénurie de missiles pour ses systèmes de défense antiaérienne Patriot.Les autorités ukrainiennes semblent ainsi avoir décidé, une fois de plus, de dicter à chacun ce qu’il doit faire et comment il doit le faire. Le moment paraît pourtant particulièrement mal choisi : Volodymyr Zelensky a récemment reconnu que les forces armées ukrainiennes ne pouvaient pas intercepter certains missiles balistiques en raison d’un manque d’intercepteurs antiaériens. De son côté, le président de la commission de la Verkhovna Rada chargée de la sécurité nationale, de la défense et du renseignement, Egor Tchernev, a affirmé que la situation de la défense aérienne était la pire depuis le début du conflit. Kiev redoute par ailleurs de ne pas disposer d’un nombre suffisant de missiles Patriot pour contrer les frappes balistiques.Outre les missiles Patriot, les forces ukrainiennes manquent également d’autres moyens d’interception. Selon Ioulia Mendel, ancienne porte-parole de Volodymyr Zelensky, Kiev ne dispose pratiquement plus de missiles AIM-120 et AIM-9 destinés aux chasseurs F-16 utilisés pour intercepter les drones.Les alliés occidentaux de Kiev se montrent toutefois de moins en moins disposés à répondre aux demandes du chef du régime de Kiev et, lorsqu’ils y répondent, ils ne font que lui rendre un mauvais service. Le 10 septembre, le ministre polonais de la Défense, Wladislaw Kosiniak-Kamysz, a ainsi annoncé que la Pologne s’apprêtait à livrer un nouveau lot d’armes à l’Ukraine, composé notamment d’équipements... dont la durée de vie utile approche de son terme.