Golfe : Washington frappe le pétrole iranien et alimente l’escalade (VIDEOS)

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Mardi 8 septembre, Washington a franchi une nouvelle étape dans l'escalade qui l'oppose à Téhéran en frappant cinq pétroliers iraniens. Les autorités américaines affirment avoir agi en représailles à deux tentatives iraniennes de frapper un navire de guerre américain avec des missiles balistiques. Aucun militaire américain n'a pourtant été touché. BREAKING: Video released by U.S. Central Command (CENTCOM) shows the moment the M/T Riesco, an Iranian oil tanker, was targeted by a U.S. Navy F/A-18F Super Hornet operating from the aircraft carrier USS George H.W. Bush in the Gulf of Oman, near Jask, early this morning.The… pic.twitter.com/Rs1rI1bGhm— Babak Taghvaee - The Crisis Watch (@BabakTaghvaee1) September 9, 2026La réponse américaine va ainsi bien au-delà de la protection de ses forces. En ciblant directement des navires transportant du pétrole, Washington s’attaque à l’une des principales sources de revenus de l’Iran et poursuit sa stratégie visant à couper les exportations du pays. Le secrétaire d’État Marco Rubio a menacé : à chaque tentative iranienne contre un bâtiment américain, Téhéran « perdra des pétroliers ».L’Iran a répondu dans la nuit du 8 au 9 septembre en tirant vingt missiles balistiques contre la base d’al-Azraq, en Jordanie, utilisée par les forces américaines. Amman assure en avoir intercepté dix-huit, les deux autres étant tombés dans des zones inhabitées. Aucun mort n’a été signalé. Les Gardiens de la révolution affirment également avoir attaqué dix navires dans le détroit d’Ormuz, dont deux bâtiments américains et huit pétroliers. For the first time in months, Iranian forces used medium-range ballistic missiles armed with cluster munitions to attack US forces in Jordan tonight. pic.twitter.com/DamphtCrT8— OSINTtechnical (@Osinttechnical) September 8, 2026Manque de vision des AméricainsCette nouvelle séquence souligne surtout les contradictions de la stratégie américaine. Washington affirme vouloir garantir la liberté de navigation et maintenir les flux énergétiques, tout en détruisant des pétroliers iraniens et en cherchant à bloquer les exportations de Téhéran. Le résultat immédiat est une insécurité accrue dans le Golfe : le trafic à Ormuz est fortement perturbé et le Brent approche désormais les 100 dollars le baril.Après six mois de guerre, chaque riposte semble désormais préparer la suivante, avec les États du Golfe et les grandes routes énergétiques mondiales directement exposés aux conséquences de ce bras de fer.