Aides agricoles : Roland Lescure annonce que «chaque ministère» devra contribuer au financement du milliard d’euros

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Face aux pertes historiques subies par le monde agricole cet été, le gouvernement mobilise un milliard d’euros d’aides d’urgence. Pour trouver ces fonds dans un contexte budgétaire tendu, Roland Lescure a précisé que l’effort serait partagé entre tous les ministères.Un effort collectif pour soutenir une profession en criseInvité sur RTL, le ministre de l’Économie et des Finances a déclaré : « Chaque ministère va devoir faire un petit effort » afin de financer ce plan annoncé vendredi par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. « Un milliard c’est beaucoup, un milliard sur le budget de l’État qui représente des centaines de milliards d’euros, évidemment c’est beaucoup moins », a-t-il relativisé.Le ministre a appelé à faire « des efforts dans toutes les dimensions ». #Budget2027 : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"@RolandLescure, ministre de l'Economie, invité de @c_landreau dans #RTLMatinpic.twitter.com/6lUTqKZVSC— RTL France (@RTLFrance) September 7, 2026Chaque ministère devra donc formuler des propositions pour contribuer « à l’appui d’une profession qui a souffert de manière historique cet été ».La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait déjà indiqué, le 6 septembre, que « certains ministères […] vont devoir faire des efforts ». Ces aides doivent répondre aux conséquences des canicules, incendies et sécheresse qui ont frappé l’agriculture française. ➡️ Où trouver le milliard d’euros d’aides d’urgence aux agriculteurs ?🗨️ "Certains ministères vont devoir faire des efforts", avertit @MaudBregeon, porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée chargée de l’Énergie, dans #LeGrandJury@publicsenat - Ouest-France - @m6infopic.twitter.com/83sBKUHjK6— RTL France (@RTLFrance) September 6, 2026Pourtant, les syndicats agricoles jugent ce montant largement insuffisant. Le secrétaire général de la FNSEA, Hervé Lapie, a rappelé que les pertes sont estimées à environ 10 milliards d’euros. « Ce n’est pas à la hauteur de l’ambition. […] Il nous faut au moins 2 milliards », a-t-il réagi, soulignant que des secteurs aussi variés que l’arboriculture, le maraîchage, les grandes cultures et l’élevage sont concernés.En 2021, un milliard avait déjà été débloqué pour un gel limité à la viticulture. Dans un contexte de déficit public difficile à maîtriser, le gouvernement s’appuie sur des annulations et des gels de crédits pour financer ces dépenses urgentes, tout en préparant un plan de relance plus structurel dans le budget 2027.