Les forces loyales au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale ont lancé plusieurs contre-attaques contre les Houthis, avec l’objectif affiché de reprendre Sanaa, aux mains du mouvement depuis 2014. Les affrontements se sont intensifiés dans les provinces de Taëz, al-Bayda et surtout al-Jawf, considérée comme l’un des principaux accès vers la capitale. What is driving up global oil and energy prices is not only the closure of the Strait of Hormuz by the Islamic regime in Iran, but also attacks carried out by the Houthi terrorists in Yemen against Saudi Aramco’s oil and energy infrastructure in Saudi Arabia.This video shows… pic.twitter.com/I9iyUeC3Nv— Babak Taghvaee - The Crisis Watch (@BabakTaghvaee1) September 8, 2026Appuyées par l’Arabie saoudite, les forces gouvernementales disent avoir mené des frappes de roquettes et de drones et revendiquent des avancées sur plusieurs fronts. Les Houthis affirment de leur côté avoir repoussé une offensive à al-Jawf et accusent Riyad d’avoir frappé une prison à al-Hazm, faisant au moins sept morts. L’Arabie saoudite dénonce parallèlement des attaques houthies ayant blessé 73 civils dans le sud du royaume.Plus de 700 mortsCette nouvelle phase marque l’escalade la plus grave depuis la trêve négociée sous l’égide de l’ONU en 2022. Les combats, relancés en juillet, se sont progressivement étendus de Taëz et Hodeïda vers Marib, al-Dhalea, al-Jawf et al-Bayda. Cette dernière province occupe une position stratégique au centre du pays, tandis qu’al-Jawf ouvre à la fois sur Sanaa, la frontière saoudienne et Saada, bastion historique des Houthis. Saudi air defenses intercepted an Ansar Allah-launched drone over southern Saudi Arabia after it was launched from Yemen. pic.twitter.com/m68IPcyYOJ— OSINTWarfare (@OSINTWarfare) September 7, 2026La confrontation s’étend également à la mer Rouge. Les Houthis ont décrété un blocus contre les navires saoudiens transitant par Bab el-Mandeb, passage devenu encore plus stratégique pour Riyad depuis les restrictions iraniennes dans le détroit d’Ormuz.Le coût humain augmente rapidement. L’OMS fait état d’au moins 728 morts ou blessés depuis le 23 août et d’environ 21 000 déplacés à Taïz depuis jeudi. Malgré des bilans contradictoires et difficiles à vérifier, le gouvernement de Rashad al-Alimi affirme vouloir poursuivre l’offensive jusqu’au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du Yémen.