La question des îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India figure de nouveau à l’ordre du jour de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, actuellement réunie à New York. Le dossier apparaît au point 57 sous l’intitulé « Question of the Malagasy islands of Glorieuses, Juan de Nova, Europa and Bassas da India ».Cette séquence survient alors que le président malgache de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, participe pour la première fois à ce rendez-vous en qualité de chef de l’État. Le débat général de la 81e session se déroule du 22 au 26 septembre, puis le 28 septembre 2026.Administrées par la France, les quatre îles sont revendiquées par Madagascar. Leur question est inscrite à l’agenda des Nations unies depuis 1979, lorsque l’Assemblée générale avait adopté la résolution 34/91, intitulée « Question des îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India ».Un an plus tard, l’Assemblée générale avait de nouveau examiné le dossier et adopté, le 11 décembre 1980, la résolution 35/123 consacrée aux « îles malgaches » de Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India. Le sujet a ensuite continué d’apparaître dans les travaux de l’Assemblée générale au fil des années.Le différend a également fait l’objet d’un dialogue bilatéral entre Paris et Antananarivo. Une commission mixte consacrée aux quatre îles a été mise en place en 2019. Sa deuxième session s’est tenue le 30 juin 2025 au Quai d’Orsay, sous la coprésidence des ministres français et malgache des Affaires étrangères. Les deux parties y ont rappelé leurs positions respectives et reconnu l’existence d’un différend sur la souveraineté.Lors de cette réunion, Madagascar a notamment demandé la suspension de toute action unilatérale dans les zones concernées et proposé l’élaboration d’une feuille de route comprenant un mécanisme permanent de concertation. La France a pris note de ces demandes tout en réaffirmant sa position sur la souveraineté. Les deux pays sont convenus de poursuivre leurs discussions dans le respect de leurs positions.Le maintien du dossier à l’ordre du jour de l’Assemblée générale ne constitue donc pas l’ouverture d’une nouvelle procédure, mais prolonge une question diplomatique inscrite depuis plusieurs décennies dans le cadre des Nations unies. Pour Madagascar, cette présence permet de conserver le différend sur la scène multilatérale, parallèlement au dialogue engagé avec la France.