Pezeshkian : «C’est aux États-Unis de décider» de mettre fin à la guerre

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Sept mois après le début de la guerre, le président iranien Masoud Pezeshkian renvoie la responsabilité d'une sortie de guerre à Washington. Dans un entretien accordé jeudi 24 septembre à Fox News à New York, il a affirmé que l’Iran ne souhaitait pas poursuivre les combats et restait disposé à conclure un accord avec les États-Unis. « C’est aux États-Unis de décider s’ils veulent mettre fin à cette guerre », a-t-il déclaré.Pezeshkian présente Téhéran comme la partie ouverte au compromis. Selon lui, l’Iran avait déjà trouvé un terrain d’entente avec Donald Trump avant que la dynamique diplomatique ne soit interrompue. Il assure que son pays souhaite toujours avancer vers un accord, tout en prévenant qu’il continuera à se défendre tant que les opérations américaines se poursuivront.Trump de moins en moins crédibleCette position s'inscrit dans un contexte particulièrement tendu. À la tribune de l’ONU, Donald Trump a revendiqué sa décision d’engager les États-Unis dans la guerre et menacé d’« anéantir » la République islamique en l’absence d’accord. Une rhétorique qui contraste avec l’ouverture simultanément affichée par Washington à de nouvelles négociations. Des contacts indirects entre responsables américains et iraniens ont d’ailleurs eu lieu cette semaine à New York.Pour Téhéran, cette combinaison de pressions militaires, sanctions économiques et menaces publiques affaiblit la crédibilité de l’offre diplomatique américaine. Pezeshkian avait déjà dénoncé devant l’Assemblée générale une négociation menée sous la contrainte et rappelé que son pays avait été frappé alors que des discussions diplomatiques étaient engagées.L’Iran pose néanmoins ses propres conditions à une désescalade. Téhéran réclame notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, la levée du blocus naval et le déblocage de ses avoirs gelés. Il lie également une réouverture complète du détroit d’Ormuz à des engagements américains.Le message de Pezeshkian est donc autant diplomatique que politique : l’Iran se dit prêt à négocier, mais refuse qu’un accord lui soit imposé sous la menace militaire. Après des mois d’escalade, Washington et Téhéran affirment désormais tous deux envisager la diplomatie. Reste à transformer cette ouverture affichée en compromis.