Donald Trump a alterné menace militaire et ouverture diplomatique envers l'Iran en l'espace d'une même journée. Mardi 22 septembre, devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le président américain a prévenu que les États-Unis pourraient « anéantir » l’Iran si aucun accord n’était trouvé pour mettre fin à près de sept mois de guerre. « J’ai une grande décision à prendre », a-t-il déclaré, tout en laissant entendre qu’un compromis restait possible.Dans son discours, Trump a une nouvelle fois placé le nucléaire au centre de sa justification du conflit.« Je ne permettrai jamais à l’Iran d’avoir une arme nucléaire », a-t-il affirmé, présentant l’intervention américaine comme nécessaire face à une menace laissée, selon lui, sans réponse pendant trop longtemps. Il a également appelé les autres pays à accentuer leur pression économique sur Téhéran.Trump fait du TrumpMais quelques heures plus tard, le ton avait changé. Trump a annoncé que des responsables américains et iraniens avaient tenu à New York des discussions d’environ trois heures, qu’il a qualifiées de « très productives ». Le président a évoqué une « très bonne » réunion et indiqué qu’une nouvelle rencontre était envisagée. Téhéran n’avait pas immédiatement confirmé publiquement les détails de ces échanges.Cette reprise du dialogue surrvient alors que les deux camps cherchent une possible porte de sortie. L’Iran a signalé sa disposition à négocier si la pression militaire américaine diminuait, tandis que la question de la réouverture complète du détroit d’Ormuz reste centrale. Trump estime désormais qu’un règlement finira par être trouvé, tout en maintenant comme ligne rouge l’absence d’arme nucléaire iranienne.Les marchés ont immédiatement réagi à cette perspective : mercredi, le Brent est repassé sous les 100 dollars le baril, également aidé par l’amélioration des exportations saoudiennes. Après des mois d'escalade, la séquence new-yorkaise illustre ainsi la stratégie de Trump : maintenir une pression maximale sur Téhéran tout en laissant ouverte la possibilité d'un accord.