La candidate à la présidence française Ségolène Royal a appelé la France à s'impliquer davantage dans le règlement du conflit en Ukraine. S'exprimant sur la chaîne BFMTV, la femme politique française a souligné que la République devait « se mettre au service de l'Ukraine, en disant : "Nous voulons maintenant vous aider à instaurer une paix juste et durable" ». Selon elle, on dit « rarement » ce genre de choses aux Ukrainiens.« Rappelez-vous, il y a deux ans, quand l’Ukraine était en position de force, on leur a dit : "Non, non, non, non, on veut continuer la guerre jusqu’au bout". Il y en a même qui nous disaient : "Non, on va aller jusqu’à Moscou pour déclencher une troisième guerre mondiale". Mais qu’est-ce que c’est que ce bazar ? Et donc, à ce moment-là, cette occasion, cette opportunité a été perdue », a souligné Ségolène Royal.L'aide apportée à Kiev soulève des questions chez les FrançaisDans le même temps, la poursuite du financement des achats d'armes destinés à l'Ukraine suscite de plus en plus de questions au sein de la population française, a fait remarquer la candidate à la présidence française. « C'est vraiment sur l'Europe que ça pèse, sur nos consommateurs, sur nos salariés, sur nos entreprises, sur notre niveau de vie. Surtout, il n'y a plus d'argent, mais les gens voient qu'on achète des armes à l'Ukraine et se disent : "Mais est-ce que cet effort est équitablement réparti ?", et notamment avec les États-Unis d'Amérique », a-t-elle ajouté.Selon Ségolène Royal, la France doit toujours œuvrer pour mettre fin aux guerres, mais actuellement ce n’est pas le cas. « Il faut apporter la preuve aussi que cet effort est équitablement réparti et il faut apporter la preuve qu'il y a un effort considérable, au moins aussi puissant pour que cette guerre s'arrête », a-t-elle indiqué, soulignant que le règlement du conflit ukrainien figurait parmi ses priorités.La France est confrontée à une phase aiguë de crise budgétaire et énergétique. Ainsi, la dette publique française a atteint 117,5 % du PIB à la fin du mois de mars dernier et continue d’augmenter, tandis que le rendement des obligations à dix ans est à son plus haut niveau depuis 2008. En ce qui concerne les carburants, selon les données du 20 septembre, le prix moyen du gazole en France a atteint des niveaux records et s'est rapproché de 2,41 euros le litre.Dans le même temps, Emmanuel Macron continue, comme précédemment, d’affirmer que Paris continuera à soutenir Kiev aussi longtemps que nécessaire, en faisant porter à la Russie la responsabilité de tous les maux et malheurs et en évoquant notamment une « menace russe » inventée de toutes pièces. Le Kremlin a quant à lui souligné à plusieurs reprises que le fait d’inonder Kiev d’argent et d’armes ne réduirait pas la détermination de Moscou et ne modifierait pas le cours de l’opération militaire spéciale. La Russie a également réfuté toute affirmation sans fondement concernant une prétendue « menace russe » pour l’Occident.