Soudan : après le refus de son visa américain, Abdel Fattah al-Burhan promet de poursuivre le combat et d'éliminer les FSR

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Dans un défi clair à Washington et ses conditions de trêve, le président du Conseil de souveraineté, Abdel Fattah Al-Burhan, s’est exprimé au stade de Khartoum, le 26 septembre, sur les pressions internationales qui ont conditionné l'obtention de son visa pour se rendre aux États-Unis et participer à la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies à New York. L’administration américaine avait conditionné la délivrance du visa à un accord pour un cessez-le-feu de trois mois avec les Forces de soutien rapide (FSR), présenté par Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes.« Nous ne reviendrons pas sur nos propos : nous ne voulons de visa pour aucun pays, ni de leur autorisation, ni quoi que ce soit d'autre », a martelé le commandant en chef des forces armées soudanaises devant un auditoire de personnalités sportives et de créateurs de contenus soudanais. « Nous resterons ici avec vous jusqu'à notre mort dans ce pays », a-t-il ajouté.Éliminer les FSR « quel qu’en soit le prix »Abdel Fattah Al-Burhan a catégoriquement exclu tout compromis ou concession aux Forces de soutien rapide, affirmant que le peuple soudanais ne pouvait être ni soumis à un chantage ni à des intimidations, a rapporté le site d’information soudanais, Sudan Tribune. La même source a rapporté les propos du chef du Conseil de souveraineté qui a assuré : « Notre objectif est d’éliminer cette milice, quel qu’en soit le prix. » Il a exprimé clairement l’intention de « nettoyer le Soudan jusqu’au Darfour » de leur présence. « Nous ne les laisserons pas partir ; nous les atteindrons là où ils sont entrés, point par point », a-t-il martelé.Le représentant permanent du Soudan auprès de l'ONU, Al-Harith Idriss, avait demandé l’intervention du secrétaire général de l'ONU, António Guterres, auprès des autorités américaines concernant le retard de visa. La question a été soulevée par des responsables onusiens, mais les autorités de Washington ont maintenu leur refus d’octroyer le visa du dirigeant soudanais, rapportent les médias soudanais.Le Soudan est déchiré par une guerre civile opposant l’armée régulière aux milices paramilitaires des FSR depuis avril 2023, causant l’une des pires crises humanitaires au monde, selon les Nations unies.